Viol présumé au 36 quai des Orfèvres: La touriste canadienne réagit au non-lieu

JUSTICE « La justice l’emportera », espère la jeune femme…

Clémence Apetogbor

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Le 36, quai des Orfèvres à Paris, siège de la police judiciaire.
Le 36, quai des Orfèvres à Paris, siège de la police judiciaire. — HOUPLINE RENARD/SIPA

Mercredi, les juges d’instruction en charge du dossier sur le viol présumé d’une touriste canadienne au 36 quai des Orfèvres ont décidé d’un non-lieu général.

Au lendemain de cette décision, cette touriste canadienne, Emilie, a réagi au micro de RTL depuis le Canada.

« Indignée »

« Je suis choquée et indignée par la décision des juges d’instruction, d’ignorer les éléments de preuve », a-t-elle dit. Concernant les doutes émis par le juge d’instruction sur la solidité de son témoignage, elle déclare : « Je pense que les policiers ont menti depuis le premier jour alors que je n’ai jamais changé ma version, je n’ai jamais menti ».

Et de réaffirmer : « J’ai été violée. Ça, c’est que toutes les personnes doivent savoir, que j’ai été violée ».

« Comment vous expliquez que la juge ne vous ait pas crue ? », l’interroge alors Marc-Olivier Fogiel.

« Ce que je comprends, c’est que le juge a pensé que j’étais consentante et j’avais bu. J’étais extrêmement alcoolisée cette nuit-là et je comprends mais ça ne change rien à ce qui m’est arrivé. Je sais ce qui m’est arrivé, je m’en souviens, j’étais là, je sais ce qui s’est passé et je sais que la justice l’emportera », tranche la jeune femme.