Viol présumé au 36 quai des Orfèvres: La justice prononce un non-lieu général, le parquet fait appel

JUSTICE Une touriste canadienne avait porté plainte contre deux policiers pour viol en 2014...

20 Minutes avec AFP

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52 kilos de cocaïne avaient disparu du 36 quai des Orfèvres en juillet 2014.
52 kilos de cocaïne avaient disparu du 36 quai des Orfèvres en juillet 2014. — Francois Mori/AP/SIPA

Les juges d’instruction en charge du dossier sur le viol présumé d’une touriste canadienne au 36 quai des Orfèvres ont décidé d’un non-lieu général. Cette décision intervient alors que le parquet de Paris avait requis le renvoi des deux policiers aux assises pour viol en réunion. Le parquet va faire appel, a-t-on appris.

Me Sophie Obadia, avocate de la jeune femme, a également annoncé qu’elle interjetait « immédiatement » appel contre « cette décision ahurissante et scandaleuse ».

« Vie familiale dévastée »

« Cette décision juste et motivée est l’aboutissement du travail minutieux des juges d’instruction qui ont notamment tenu compte des contre-vérités et des incohérences dans les déclarations de la plaignante », s’est félicité Me Sébastien Schapira, avocat d’un des deux policiers. « Mon client dont la vie familiale et professionnelle a été dévastée par ces accusations est ému et soulagé que son innocence soit ainsi reconnue », a-t-il ajouté.

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Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du 36, des policiers s’étaient liés avec la jeune femme, alors âgée de 34 ans. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n’étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux. Elle en était ressortie en larmes un peu plus tard, extrêmement choquée. Elle avait porté plainte pour viol. Deux hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) avaient été mis en examen pour viol en réunion et placés sous contrôle judiciaire. L’un d’eux avait reconnu une relation.