Seine-Saint-Denis: Des solutions à l’étude pour contrer les ouvertures sauvages de bouches à incendie

CHALEUR Il ne fait pas encore aussi chaud que l’été dernier, mais quelques premiers geysers ont été déclenchés en mai dans le département…

Fabrice Pouliquen

— 

Des enfants sous le jet d'une bouche à incendie à Aubervilliers le 30 juin 2015
Des enfants sous le jet d'une bouche à incendie à Aubervilliers le 30 juin 2015 — SIPANY/SIPA

Souvenez-vous le 6 juillet 2016. En pleine canicule, la tendance en Seine-Saint-Denis était alors aux ouvertures sauvages des bouches à incendie. Un geyser d’eau surgissait alors au beau milieu de la route sous lequel des habitants torse nu se précipitaient.

Déjà en mai…

Il n’a pas encore fait aussi chaud que l’été dernier, mais des geysers ont malgré tout déjà jailli en Seine-Saint-Denis, rapporte Le Parisien. « En mai, nous avons déjà assisté aux premières ouvertures, indique dans les colonnes du quotidien Xavier Metteil, directeur chez Veolia pour le centre de gestion Oise.

Pour éviter que le phénomène aille trop loin cette fois-ci, Veolia, la ville d’Aubervilliers et les sapeurs-pompiers de Paris planchent sur un nouveau dispositif de bouches à incendie, inspiré de l’expérience du quartier du Bronx à New York. Des adaptateurs, type pommeau de douche, seront installés sur les bouches à incendie les plus sensibles de certains quartiers, relate Le Parisien. Un petit jet d’eau jaillira alors, mais sans impacter la pression du réseau.

Des collerettes qui compliqueraient le travail des pompiers ?

L’autre piste est d’installer une « collerette » sur les bouches à incendie. Elles ne pourront être dévissées qu’avec une clé spéciale détenue par les pompiers, alors qu’actuellement, une simple clé anglaise suffit à ouvrir grand les vannes. Veolia se dit en capacité d’installer une vingtaine de prototypes. Les pompiers de Paris émettent toutefois un bémol sur cette solution : le temps d’intervention sera nécessairement plus long quand une bouche incendie est ainsi équipée.