Paris: On a testé pour vous Cityscoot, le nouveau service de scooters en libre-accès

TRANSPORT La startup Cityscoot s’est lancé ce mardi dans le grand bain en déployant son service de location de scooters électriques en libre-accès dans la capitale. Petit mode d’emploi…

Fabrice Pouliquen

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150 cityscoots sont déployés depuis ce mardi dans la capitale.
150 cityscoots sont déployés depuis ce mardi dans la capitale. — F. Pouliquen / 20 Minutes

Il vous faudra sûrement attendre un peu avant de chevaucher un cityscoot. Le service de location de scooters électriques en libre accès s’est lancé officiellement ce mardi après un an de test dans la capitale. Mais il n’y a à ce jour que 150 scooters dans les rues de Paris et seuls les 1.500 bêtatesteurs, là depuis le début de l’aventure, y ont à ce jour accès.

Une montée en puissance progressive

« Derrière, il y a 26.000 pré-inscrits, précise Bertrand Fleurose, PDG de la start-up. Leurs comptes seront validés petit à petit. » L’entreprise vise les 5.000 comptes actifs d’ici la fin du mois et les 1.000 scooters déployés d’ici le premier trimestre 2017. La montée en puissance sera donc progressive.

Privilège de la profession, 20 Minutes a pu sauter cette première étape et faire son premier trajet en cityscoot. Notre scooter nous attendait au pied des bureaux de la start-up, dans le 16e. Pour le coup, c’était facile. « Sinon, tous les scooters disponibles sont référencés sur une carte de Paris accessible via notre application smartphone, explique Vincent Bustarret, responsable marketing de Cityscoot. Vous cliquez une première fois sur le scooter qui vous intéresse pour connaître le niveau de la batterie, puis une deuxième fois pour le réservez s’il vous convient. »

Dix minutes pour rejoindre son scooter

Un code vous arrive ensuite dans la foulée et vous avez alors dix minutes pour vous rendre jusqu’à l’engin. « Passé ce délai, le scooter redevient disponible à la location, poursuit Vincent Bustarret. Ces dix minutes ne sont bien sûr pas facturés. » Parlons du prix justement. « La location est facturée à la minute au prix de 0,28 euros, répond Bertrand Fleurose. Mais deux packs sont toutefois disponibles pour les usagers les plus fréquents. Le premier de 100 minutes vendu à 25 euros, le second de 500 minutes vendu à 100 euros. »

Nous voilà devant notre cityscoot. Il est tout blanc si on excepte les autocollants à l’effigie de la start-up qui y sont collés. Au moins, on ne peut pas se tromper. Il suffit ensuite de taper le code sur le clavier à gauche sur le guidon. Là, le coffre s’ouvre. Vous y trouverez le casque, un gilet jaune et une charlotte. Oui, vous l’aurez l’air ridicule, mais on vous la conseille question propreté. Cityscoot espère, en effet, louer trois fois par jour chacun de ses scooters.

Solide, silencieux, mais qui ne dépasse pas les 45 km/h

Une fois équipé, il suffit de basculer le seul bouton rouge sur le guidon sur « on » et d’accélérer. Et on va où ? « Où vous voulez, excepté sur le périphérique », répond Vincent Bustarret. On s’est contenté d’un petit tour dans le 16e. Assez pour se rendre compte que le cityscoot n’est pas fait pour battre des records de vitesse – il n’excède pas les 45 km/h- mais qu’il est facile à conduire, sécurisant et surtout silencieux. Parfait pour la ville. « 20.000 trajets ont été faits pendant la phase de test, indique Bertrand Fleurose. En moyenne, les usagers faisaient des trajets de 3,7 km en 18 minutes.

Vient le moment de lâcher la bécane. Là, ça se complique un peu. Cityscoot fonctionne sans borne, ni station contrairement à Autolib’ou Vélib’. Le scooter est à laisser où on veut du moment que ce soit sur une place de stationnement. Enfin où on veut, pas tout à fait. « Dans un premier temps, une zone de dépose a été définie, explique Vincent Bustarret. Elle va de Porte-Maillot à Nation et des Abesses à Denfert-Rochereau. Vous pouvez aller n’importe où avec votre cityscoot, mais vous devez le rendre dans cette zone de 33 km². » Cityscoot promet de l’élargir rapidement à toute la capitale.

Dans un premier temps, les cityscoots devront être déposés dans une zone délimitée de Paris.
Dans un premier temps, les cityscoots devront être déposés dans une zone délimitée de Paris. - Capture d'écran / Cityscoot

Ne partez pas avec le casque

Point positif, l’usager n’a pas à se soucier de la recharge de la batterie. Il a juste à appuyer sur le bouton «fin», présent lui-aussi sur le guidon, après avoir remis son casque à sa place. « Un dispositif détecte sa présence sous la selle, prévient Bertrand Fleurose. Il est impossible de mettre fin à la location avant. » Et si vous garez votre scooter n’importe comment sur le trottoir, « c’est à vos risques et périls, rappelle-t-on à Cityscoot. S’il y a une amende, elle est pour vous. » Cela vaut aussi pour les infractions au Code de la route.

Pour se préserver de la casse (et des conducteurs éméchés), les Cityscoot ne peuvent être loués qu’entre 7h et 23h. Il faut aussi être majeur pour les conduire, mais pas forcément être titulaire d’un quelconque permis. « Seuls ceux nés après le 31 décembre 1987 devront au minimum nous fournir une copie de leur BSR (Brevt de sécurité routière), confirme Bertrand Fleurose. La loi est ainsi faite. »