Loïc Canitrot, cofondateur de Nuit Debout, sera jugé le 5 août à Paris pour « violences volontaires en réunion »

NUIT DEBOUT Arrêté mardi après l’occupation du siège du Medef par des militants, Loïc Canitrot, l’un des cofondateurs de Nuit Debout, a été remis en liberté ce jeudi, et sera jugé le 5 août au tribunal correctionnel de Paris pour « violences volontaires en réunion »…

J.M. avec l'AFP

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Code pénal au tribunal (illustration)
Code pénal au tribunal (illustration) — 20 MINUTES/SIPA

Son interpellation avait provoqué un tollé auprès des autres militants du mouvement Nuit Debout ce mardi. Ce jour-là, une centaine de personnes investissent le siège de l’organisation patronale pour protester contrela loi Travail. Parmi eux, Loïc Canitrot, cofondateur de Nuit Debout, est arrêté à la suite d’une altercation survenue au siège du Medef avec un agent de sécurité. Le militant a été remis en liberté ce jeudi, en début d’après-midi. Il sera jugé le 5 août au tribunal correctionnel de Paris pour « violences volontaires en réunion ». Un chef de la sécurité accuse le militant de violences, tandis que l’intéressé a déclaré avoir reçu des coups.

Convocation le 5 août devant le tribunal

Jeudi matin, des centaines de personnes – 350 d’après les organisations syndicales – se sont rassemblées devant le Palais de Justice de Paris, où Loïc Canitrot avait été déféré à l’issue de sa garde à vue, afin de demander sa libération.

La sortie du militant en tout début d’après-midi, s’est faite sous un tonnerre d’applaudissements.

Dans la foule, Olivier Besancenot (NPA) et Eric Cocquerel (Parti de Gauche) étaient également présents pour exprimer leur soutien.

« Cela nous laisse un mois et demi pour préparer le dossier, et mettre en avant le fait qu’il n’y a rien du côté de la plainte », a déclaré un membre de la Compagnie Jolie Môme et adhérent de la CGT Spectacle.

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Lors de la confrontation entre les deux parties, qui a eu lieu mercredi dans un commissariat, l’agent de sécurité du Medef avait décidé de maintenir sa déposition et de porter plainte. Loïc Canitrot avait quant à lui effectué une consultation médicale à l’Hôtel-Dieu avant d’entamer sa garde à vue.