Val d’Oise: Une patiente tuée par sa voisine de chambre à l’hôpital psychiatrique

FAITS DIVERS Une patiente, traitée pour schizophrénie, est morte sous les coups de sa voisine de chambre, à l’hôpital psychiatrique « Les Oliviers » de Beaumont-sur-Oise…

J.M.
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Illustration d'une chambre destinée a accueillir des patients souffrant de troubles psychiatriques.
Illustration d'une chambre destinée a accueillir des patients souffrant de troubles psychiatriques. — SIPA

Le drame est survenu la semaine dernière dans le centre psychothérapique « Les Oliviers », à Beaumont-sur-Oise. Une patiente, suivie régulièrement dans cet établissement pour des épisodes de schizophrénie, est morte sous les coups de sa voisine de chambre, d’après une information du Parisien. Le personnel de l’hôpital, qui est intervenu aussitôt après l’agression pour maîtriser la femme à l’origine de l’attaque, n’a malheureusement pas pu ranimer la victime.

Une agression d’une rare violence. « Elle lui a mis un oreiller sur la tête pour l’étouffer et lui a arraché les yeux », a racontéaux journalistes du Parisien, Fernand, le mari de la victime. Transférée au service réanimation de l’hôpital, la victime est restée en état de mort cérébrale pendant deux jours, avant de finalement succomber à ses blessures le 3 juin.

La famille cherche des réponses

L’entourage de Lydie, la victime, tente aujourd’hui de comprendre comment elle a pu être placée dans ce service, au contact d’une patiente aussi dangereuse. « On est effondrés, s’est confiée Marie-Hélène, une amie proche de la victime, au journal Le Parisien. Pour moi, elle n’aurait pas dû être placée avec une personne aussi violente. Je me demande si les mesures pour la protéger ont bien été prises. »

Lydie, âgée de 60 ans, était régulièrement admise en unité ouverte. Elle rentrait chez elle à Beaumont-sur-Oise quand son état le permettait. Mais cette fois, elle avait été placée dans une autre unité. « Le médecin l’a examinée et l’a mise dans le service fermé, indique son mari. J’aurais préféré qu’ils fassent comme d’habitude. » C’était son deuxième passage dans cette unité.

Une enquête ouverte 

La direction de l’hôpital a refusé d’indiquer pour quelles raisons les deux patientes s’étaient retrouvées dans la même chambre. Une enquête judiciaire a été ouverte, de même qu’une enquête interne à l’hôpital.

En 2009, cet hôpital psychiatrique avait connu des faits similaires. Une femme trisomique était morte sous les coups d’un autre patient. Au moment des faits, une source syndicale avait signalé et mis en cause le manque de personnel de l’établissement.