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FAITS DIVERSBébé secoués à Dammarie: La nounou devant les juges

Bébé secoués à Dammarie: La nounou devant les juges

FAITS DIVERSUne ancienne assistante maternelle de 27 ans comparaissait, ce mercredi, devant les juges du tribunal de Melun, soupçonnée d’avoir secoué deux bébés de huit et onze mois en 2014 alors qu’ils se trouvaient sous sa garde…
Illustration d'une main de bébé
Illustration d'une main de bébé - SUPERSTOCK/SIPA
J.M.

J.M.

Elle comparaissait, ce mercredi, pour des faits remontant au 2 avril 2014, comme le rapportent nos confrères du Parisien. Une nourrice de Dammarie-les-Lys, agréée depuis un an, également mère de famille, appelle à l’époque les secours : un bébé de onze mois qui se trouve sous sa garde ne cesse de vomir. L’enfant est rapidement hospitalisé pour une gastro-entérite, d’après les explications de la nounou.

Mais à l’hôpital, les parents du bébé constatent que leur enfant n’a pas un comportement habituel, et est particulièrement « grognon ». Ce n’est que deux semaines que le vrai diagnostic des symptômes de leur fils tombe : il a été secoué, et présente des hématomes sous-duraux et des hémorragies rétiniennes caractéristiques d’un traumatisme crânien.

La procureur a requis trois ans de prison avec sursis

Devant l’éventualité d’une maltraitance parentale, le bébé est alors placé en milieu hospitalier, et ses parents ne le verront, pendant les 7 mois suivants, que quelques heures par jour, et toujours accompagnés d’une tierce personne. Mais en parallèle l’enquête s’oriente sur leur nourrice. La raison : les pompiers étaient déjà intervenus en janvier 2014 chez elle pour un autre bébé de huit mois qui convulsait. A l’époque la nourrice avait expliqué que l’enfant, assis par terre, était subitement tombé sur le ventre.

Des examens effectués sur ce deuxième bébé ont révélé les mêmes dommages cérébraux observés sur le premier bébé. « Les parents vont trembler jusqu’à la fin de la croissance de l’enfant », a souligné Me Patricia Astruc-Gavalda, l’avocate d’un des couples de parents conernés. Des soupçons de maltraitance pour lesquel comparassait la nourrice devant les juges du tribunal de Melun.

La procureur a requis trois ans de prison avec sursis de mise à l’épreuve, et l’obligation d’indemniser les victimes. Elle a egalement demandé ce mercredi à ce que la nourrice ne puisse plus exercer d’activités en lien avec des mineurs. Le jugement a été mis en délibéré au 28 juin.

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