L’Ile-de-France est la région la plus attractive pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur

EDUCATION Une nouvelle étude confirme que l’Ile-de-France est la région la plus attractive pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur…

J.M.

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Illustration: sciences po Paris.
Illustration: sciences po Paris. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) s’est penché sur l’observation des migrations des jeunes bacheliers engageant des études supérieures, que cela soit en cours d’études ou au début de leur vie active, sur la base d’une enquête datant de 2013. L’étude révèle que dans les deux cas  l’Ile-de-France reste la région la plus attractive pour les étudiants de l’enseignement supérieur.

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L’étude montre également que cesmigrations estudiantines sont bien moins importantes chez les étudiants issus de l’enseignement supérieur technologique ou professionnel « court », tels que BTS, DUT ou encore licence professionnelle : ainsi seul un quart de ces jeunes diplômés changent de région en cours d’études, comme en phase d’insertion.

Une offre d’études supérieures très « concentrée »

Le Céreq souligne également que l’Ile-de-France est la seule région à être « doublement attractive », notamment en raison d’une offre d’études et d’emplois très concentrée. Disposant d’une offre de formation de l’enseignement supérieur abondante, et cela dans les « plus hauts niveaux », la région Ile-de-France concentre également une bonne partie des emplois de cadre.

Ainsi, sur les 49 % de diplomés de niveau bac + 5 qui ont quitté la région d’obtention de leur bac, le Céreq a observé que 44 % d’entre eux résident dans une autre région trois ans plus tard, dont 41 % en Ile-de-France. Une migration estudiantine inégalée dans le reste de l’hexagone.

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A l’inverse, la majorité des autres régions voient partir plus de jeunes diplômés du supérieur « long », qu’elles n’en voient arriver. Parmi elles, les grandes régions métropolitaines Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées, Paca, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon se révèlent ainsi « uniquement attractives en cours d’études » selon l’étude du Céreq.