Ecologie: Ces Franciliens qui ont adopté le zéro déchet

PLANETE Marion, Salvo et Anne ont radicalement changé leur mode de vie...

Gaëlle Caradec (IPJ Paris-Dauphine)

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Marion, qui a adopté le «zéro déchet», fouille dans ses bocaux
Marion, qui a adopté le «zéro déchet», fouille dans ses bocaux — Gaëlle Caradec/IPJ Paris-Dauphine

Dans l’appartement de Marion, dans le 15e arrondissement de Paris, les bocaux en verres sur les étagères font partie intégrante de la décoration. Depuis janvier dernier, elle a décidé de changer son mode de vie. La jeune femme, gérante d’un centre de formation en pâtisserie, est « devenue » zéro déchet et végétalienne après la maladie de deux de ses proches : « Ça a été un déclic. Je me suis dit : "Il faut que je préserve ma santé et la planète" », explique Marion. Pourtant, en cinq mois, l’entrepreneuse a réussi à bouleverser ses habitudes. Elle a donc réaménagé sa salle de bain et traqué tubes de dentifrice, cotons démaquillants, brosse à dents et bouteilles de shampoing. Cette Parisienne a également échangé son blush contre du cacao, son fond de teint contre de l’huile de carotte et un bâton de siwak a remplacé sa brosse à dents.

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« C’est très facile une fois qu’on a réussi à passer le cap »

Marion a déjà converti quelques amies : « C’est un mode de vie très contagieux », se réjouit-elle. Elle essaie aussi d’apprendre aux pâtissiers qu’elle forme à utiliser le moins possible d’outils en plastique et de papiers essuie-tout. Converti depuis 2008 au zéro déchet, Salvo a aussi fait le lien entre son travail et son mode de vie. Ce documentariste écologiste a participé à la création de l’antenne parisienne de l’association Zero Waste France. Il a installé dans sa cave un lombri-composteur, des bacs remplis de vers qui se nourrissent de biodéchets.

« A Paris, nous avons moins de place et plus de tentations liées au consumérisme de la ville, mais il y a davantage d’épiceries en vrac. Finalement, c’est très facile une fois qu’on a réussi à passer le cap », conclut-il. Modifier sa manière de vivre n’a toutefois pas été facile pour Anne, militante écologiste des Hauts-de-Seine. Cette quadragénaire a mis un an à adopter le sac en tissu pour faire ses courses en vrac. « J’avance sûrement mais lentement » sourit-elle « C’est très satisfaisant de réduire ses emballages à la source. »

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Article en partenariat avec les étudiants de l'IPJ Paris - Dauphine.