Des heurts entre casseurs et policiers ont eu lieu lors du défilé du 1er mai 2016, à Paris (illustration).
Des heurts entre casseurs et policiers ont eu lieu lors du défilé du 1er mai 2016, à Paris (illustration). — MIGUEL MEDINA / AFP

FAITS DIVERS

Paris: Des casseurs sèment la panique dans le 15e arrondissement

Jeudi après-midi, une centaine de casseurs encagoulés, armés de barres de fer, de barrières de chantiers et de haches ont fait irruption rue de Vaugirard…

« Une horde sauvage », « une violence incroyable ». Voilà comment des commerçants et habitants de 15e ont décrit au Parisien le groupe de casseurs qui a créé un mouvement de panique dans cet arrondissement jeudi après-midi. De la Porte de Versailles à la Croix-Nivert, les riverains sont pétrifiés par ces événements. Il était un peu plus de 16 h lorsqu’une centaine de casseurs encagoulés, armés de barres de fer, de barrières de chantier et de haches, ont fait irruption rue de Vaugirard et créé un véritable mouvement de panique.

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Arrivé à hauteur de la mairie d’arrondissement, le groupe, poursuivi par les CRS, s’est acharné à coups de hache sur plusieurs fenêtres et portes, les endommageant sérieusement. Bilan : une quinzaine de vitrines brisées, des tags… Le député-maire (LR) du 15e, Philippe Goujon, a immédiatement annoncé qu’il déposerait plainte contre les casseurs. Ces derniers auraient infiltré une manifestation non autorisée de cheminots anti-projet de loi Travail. Elle se déroulait devant le parc des expositions de la porte de Versailles, où se tient actuellement le congrès des maires de France qui accueillait la visite de François Hollande.

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« Le groupe était déchaîné, et extrêmement mobile, brisant les vitrines les unes après les autres, au péril des commerçants qui se trouvaient à l’intérieur et des passants, détaille un témoin. Ces scènes insoutenables ont duré au moins une heure… ». En fin d’après-midi, enfin, 17 personnes ont finalement été interpellées et maintenues à terre sur les marches de l’église Saint-Lambert, avant d’être placées en garde à vue. Mais la plupart d’entre elles, faute d’avoir été surprises en flagrant délit, ont été libérées.