Affaire Thierry Solère: Des hauts responsables de la DGSE entendus

ESPIONNAGE Le service de renseignement français aurait espionné le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, en 2012, lors des élections législatives pour lesquelles il était opposé à Claude Guéant…

F.P.

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Thierry Solère en novembre 2015
Thierry Solère en novembre 2015 — THOMAS SAMSON / AFP

Trois hauts responsables de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été entendus par le parquet de Paris depuis avril et l’ouverture d’une enquête prémililaire pour « collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d’atteinte à l’intimité de la vie privée » dans l’affaire de la surveillance présumée de Thierry Solère. Ce député (Les Républicains) des Hauts-de-Seine était l’adversaire de Claude Guéant lors des législatives de 2012 dans la circonscription de Boulogne-Billancourt.

Des écoutes « grâce aux moyens de la DGSE »

L’enquête judiciaire a été ouverte après un article du Monde, dans son édition du 13 avril, qui faisait état d’une surveillance réalisée à partir de mars 2012 sur le téléphone et les courriels de Thierry Solère grâce « à des moyens de la DGSE », le service de renseignement extérieur français.

A cette époque, rappelle Le Parisien, Thierry Solère était engagé dans un bras de fer avec Claude Guéant, ministre de l’Intérieur sortant et candidat alors comme lui aux législatives sur la circonscription de Boulogne-Billancourt. Le Monde évoquait dans son article un vif débat interne à la DGSE entre la direction du renseignement et la direction technique, hostile à cette surveillance.

« Aucune trace d’espionnage »

Entendu dans cette affaire, Bernard Bajolet, directeur de la DGSE, aurait indiqué avoir effectué des vérifications après les affirmations du quotidien, qui portent sur des faits antérieurs à son arrivée à la tête de la DGSE, et n’avoir trouvé aucune trace d’espionnage sur Thierry Solère.