Voiture de police incendiée: Quatre suspects mis en examen pour tentative de meurtre

JUSTICE Une quinzaine de personnes ont attaqué et incendié une voiture de police mercredi, alors qu'une femme gardien de la paix et un adjoint de sécurité étaient à l'intérieur...

20 Minutes avec AFP
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La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016.
La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016. — Francois Mori/AP/SIPA

Les quatre suspects ont été mis en examen pour tentative de meurtre indique le parquet ce samedi après l’incendie d’une voiture de police à Paris.

Issus de la mouvance antifasciste, ces hommes âgés de 18 à 32 ans ont également été mis en examen pour « violences en bande organisée » avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique, destruction de biens « en bande organisée par moyen dangereux » et « participation à un attroupement » armé avec dissimulation du visage.

Une voiture avec deux personnes à bord incendiée

L’un des suspects est également mis en examen pour « refus de se soumettre à un prélèvement ADN ». En revanche, aucun n’a été mis en examen pour « association de malfaiteurs », l’un des chefs retenus par le parquet pour l’ouverture de l’information judiciaire. Ils sont incarcérés dans l’attente d’un débat différé sur leur détention provisoire, demandé par leur défense et qui interviendra devant le juge des libertés et de la détention dans un délai de quatre jours. Le parquet avait requis le placement en détention provisoire des quatre hommes, trois étudiants de 18, 20 et 21 ans, et un autre de 32 ans, sans emploi.

Une source proche du dossier a affirmé que l’un des mis en examen est « probablement l’auteur d’un tir de projectile » qui a brisé la vitre arrière de la voiture. Les policiers ont notamment retrouvé chez eux un poing américain, une matraque, des bouteilles de gaz et des tracts antifascistes.

Déjà condamnés dans le passé pour des violences aggravées

Les suspects de 21 et 32 ans ont déjà été condamnés dans le passé pour des violences aggravées.

Mercredi, alors que des policiers manifestaient place de la République contre la « haine anti-flics », une contre-manifestation interdite s’est tenue au même endroit contre les « violences policières ». Non loin de là, une quinzaine de personnes avaient alors attaqué et incendié une voiture de police, alors qu’une femme gardien de la paix et un adjoint de sécurité étaient à l’intérieur.