Airbnb: La mairie de Paris rend publique ses données sur les meublés touristiques

LOCATION TOURISTIQUE La villepublie désormais en ligne la liste des logements déclarés dans les règles sur Airbnb. Une façon d'identifier les propriétaires qui jouent le jeu…

F.P.

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Illustration sur le site de partage de logements AirBnB.
Illustration sur le site de partage de logements AirBnB. — M.Libert/20 Minutes

C’est un nouvel outil lancé par la ville de Paris pour inciter les propriétaires, qui louent leur logement sur les sites de location en ligne comme Airbnb, à se mettre en règle. Sur opendata.paris.fr, sur lequel est publié tout un ensemble de données sur la capitale, la ville de Paris publie aussi désormais la liste des autorisations accordées à des propriétaires pour des locations de meublées touristiques d’une durée supérieure à quatre mois, explique Europe 1.

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« Cela peut exercer une pression »

Actuellement, opendata.fr recense 107 propriétaires parisiens en règle. Ils sont signalés par un point rouge sur une carte de la capitale. Seulement pourrait-on dire. Se mettre en règle n’a rien d’une habitude dans la capitale et tous les propriétaires ne sont pas prêts de s’y conformer, estime Europe 1.

L’idée de cette liste est justement d’inciter les propriétaires à se mettre en règle. En provocant, le cas échéant, un électrochoc dans le voisinage. « D’une certaine manière, cela peut exercer une pression, notamment via le syndic, où les voisins vont demander des comptes en demandant pourquoi cette personne qui n’a pas procédé à l’opération de mise en conformité continue à louer son logement », explique Mathias Vicherat, directeur de cabinet à la mairie de Paris, à la station de radio. On souhaite que cela provoque une espèce de choc de conscience et de civisme. »

Opérations de contrôle

La ville de Paris précise qu’il ne s’agit pas d'« un site pour dénoncer son voisin », et dit miser, en libérant ainsi ses données publiques, sur « l’intelligence collective [...] pour que cette économie soit et reste celle du partage ».

Actuellement, une équipe de 25 inspecteurs est d’ailleurs chargée de mener des opérations de contrôle de locations entre particuliers dans la capitale, pour débusquer les faudeurs. Louer son logement plus de quatre mois par an à des touristes sans le déclarer aux autorités est actuellement passible d’une amende de 25.000 euros.