Accueil des migrants : Les associations appellent à un « plan d’urgence national »

Réfugiés Les associations impliquées dans l'accueil des migrants ont appelé lundi à un «plan d'urgence national» pour l'accueil des réfugiés…

J.M. avec l'AFP

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Le 4 mai 2016, Des réfugiés regardent par la fenêtre du lycée Jean Jaurès l’arrivée des forces de police et de gendarmerie qui sont venus pour les evacuer.
Le 4 mai 2016, Des réfugiés regardent par la fenêtre du lycée Jean Jaurès l’arrivée des forces de police et de gendarmerie qui sont venus pour les evacuer. — SIPA

Une dizaine d’associations impliquées dans l’accueil des migrants ont appelé aujourd’hui à la mise en place d’un « plan d’urgence national » pour l’accueil des réfugiés. Les associations déplorent notamment l’évacuation « consternante » du lycée Jean Jaurès la semaine dernière, selon un journaliste de l’AFP.

Une pénurie de logements

Un gendarme patrouille dans la cours du lycée ou sont en train d’être entasses les réfugiés avant de procéder a leurs évacuation, le 04 mai 2016.
Un gendarme patrouille dans la cours du lycée ou sont en train d’être entasses les réfugiés avant de procéder a leurs évacuation, le 04 mai 2016. - SIPA

« Malgré les nombreuses places créées en Ile-de-France depuis plusieurs mois pour héberger les migrants, la pénurie constante d’hébergement est source de fortes tensions. Pour sortir de la crise, nous demandons un plan d’urgence national interministériel », ont affirmé les signataires (Fnars, Fondation Abbé Pierre, France Terre d'asile, Association Aurore, Samu social, Fondation Armée du Salut, Groupe SOS, Emmaüs solidarité et Coallia) dans un communiqué.

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Parmi leurs demandes, « une mobilisation massive et rapide de logements » à vocation sociale, « l’ouverture de centres d’hébergement et d’accompagnement » partout en France, la réduction des délais d’attente en préfecture pour les demandes d’asile et la mise en œuvre d’une « politique nationale volontariste d’intégration des réfugiés ».

Les associations appellent aussi à « renforcer l’intervention des maraudes sociales » pour éviter la constitution et surtout le grossissement des campements. La maire de Paris Anne Hidalgo avait également « impératif » de « changer de méthode » dans l’accueil des migrants.

L’évacuation du lycée Jean Jaurès dans tous les esprits

Les associations ont notamment déploré l’évacuation musclée du lycée Jean Jaurès la semaine dernière, qui marque selon elles la « limite des mesures engagées par l’État pour accueillir les personnes fuyant leur pays «. Dimanche, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse avait proposé une réunion de travail aux associations sur le sujet, regrettant » profondément" dans une lettre les conditions dans lesquelles près de 300 migrants ont été évacués du lycée Jean-Jaurès, mercredi à l’aube.

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Une situation jugée « consternantes » par les signataires du communiqué. Les associations ont tenu également à souligner que les principes d’accueil humanitaire et d’accompagnement social sont « incompatibles avec le tri des personnes, les pressions policières et les menaces de mesures de reconduite à la frontière ». Les membres associatifs demandent aujourd’hui au gouvernement de « réaffirmer ces principes » et de « respecter ses engagements humanitaires et internationaux à l’égard de tous les migrants présents sur le territoire ».