Les Mureaux : La mère incestueuse condamnée à trois ans de prison ferme

Condamnation Plus de vingt ans après les faits qui leur sont reprochés, une mère incestueuse et son amant ont été condamnés vendredi par le Tribunal correctionnel de Versailles à trois ans de prison ferme...

J.M.

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Tribunal correctionnel de Versailles, (78).
Tribunal correctionnel de Versailles, (78). — SIPA

Une mère incestueuse et son amant ont été condamnés vendredi par le Tribunal correctionnel de Versailles à trois ans de prison ferme, selon Le Parisien. Une autre femme, participant à leurs ébats sexuels, a écopé d’une peine d’un an de prison.

Une victime âgée de 8 ans au moment des faits

Ces deux femmes et cet homme, aujourd’hui âgé de 51 à 59 ans, ont abusé, en 1993 aux Mureaux, à plusieurs reprises d’un petit garçon, alors âgé de 8 ans. Ce n’est que quatorze ans plus tard, en 2007, que la victime ose enfin sortir du silence et écrire au procureur. Le jeune homme de 22 ans raconte alors des souvenirs de flashs d’appareils photo perçant la nuit dans sa chambre à coucher d’enfant ou encore ces fois où, alors qu’il s’était couché en pyjama, il s’était réveillé nu avec son vêtement bien plié sur une chaise.

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Il racontera également que sa mère pratiquait avec son amant le sexe à plusieurs avec une autre femme. Et déclare que sa mère et cette femme ont abusé de lui à au moins trois reprises alors que leur amant les filmait.

« Aujourd’hui, je ne veux que la justice ».

L’enquête, débutée en 2011, viendra corroborer le récit de la victime, grâce à de nombreux témoignages décrivant cette ambiance malsaine dépeinte par le jeune homme. Une enfance et des souvenirs difficiles qui le pousseront à devenir violent lors de son adolescence. « Aujourd’hui, je ne veux que la justice. Je veux qu’on me dise que je n’ai pas menti », explique cet homme, qui n’a jamais réussi à construire une vie de famille à cause de ce qu’il a subi dans son enfance.

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A la barre des prévenus, sa mère brille par son absence. Pendant l’enquête, elle a nié les faits avant de concéder qu’elle aurait pu le faire sous l’emprise de l’alcool. L’amant nie tout en bloc et va même jusqu’à dire qu’il aurait révélé les faits à l’adolescent. Quant à la deuxième femme, elle assure qu’elle n’a pas touché l’enfant mais qu’elle a vu sa mère abuser de lui.