Reporters Sans Frontières dénonce des violences policières envers les journalistes

Violences policières En marge des manifestations du 1er mai et du mouvement Nuit Debout, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) rapporte des violences policières à l’encontre des journaliste...

J.M. avec l'AFP

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Reporters sans frontières dénonce des violences policières envers les journalistes, en marge des manifestations du 1er mai et du mouvement Nuit Debout.
Reporters sans frontières dénonce des violences policières envers les journalistes, en marge des manifestations du 1er mai et du mouvement Nuit Debout. — SIPA

Reporters sans frontières (RSF) rapporte dans un communiqué des violences policières à l’encontre des journalistes, en marge des manifestations du 1er mai et du mouvement Nuit Debout. Selon l’AFP, l’ONG a appelé le Premier ministre, Manuel Valls, à « adopter une position claire et à condamner publiquement les attaques ciblées contre les journalistes lors des récentes manifestations du premier mai et de la Nuit Debout ».

Une recrudescence des pratiques violentes ?

RSF dit également observer depuis plusieurs semaines une « recrudescence des pratiques violentes et illégitimes des forces de l’ordre ». Pour illustrer son propos, l’ONG relaie par ailleurs une vidéo tournée dans les cortèges du 1er mai à Paris, montrant des tirs de grenades dites « de désencerclement » et dirigés contre des journalistes dans l’exercice de leur activité. L’un d’eux, le photographe Fab Enero, a été blessé à l’œil et va porter plainte, selon le site Buzzfeed.

>> A lire aussi : Des militants #NuitDebout dénoncent les violences policières sur Twitter

Un policier déguisé en photographe

Fin avril, le Syndicat national des journalistes (SNJ) avait dénoncé de son côté la présence à proximité d’un cortège nantais d’un « policier déguisé en photographe, équipé d’un casque clairement estampillé « Presse » et de « tout l’attirail pouvant laisser penser qu’il était journaliste ».

La première organisation de la profession, avait alors condamné « fermement ces pratiques » et demandé aux pouvoirs publics de « les faire cesser au plus vite ».