Drogue: Valérie Pécresse reparle tests salivaires dans les lycées

LYCEES C’est une « procédure qui est encadrée », selon Valérie Pécresse, qui s’adresse à des classes entières et dont les résultats resteraient anonymes...

20 Minutes avec AFP

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Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France.
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France. — SIPA PRESS

Valérie Pécresse (LR) a réaffirmé lundi que la région Ile-de-France, qu’elle préside, financerait des tests salivaires pour dépister la consommation de drogue dans les lycées, une promesse controversée de campagne.

Une « procédure qui est encadrée »

« La région financera les tests salivaires si les proviseurs souhaitent les mettre en place », a affirmé Valérie Pécresse sur France Inter. « Il y a un fléau en Ile-de-France, c’est le décrochage scolaire. A la racine de ce fléau, les addictions : la drogue, l’alcool et les jeux vidéo qui sont une autre forme d’addiction. Il faut lutter contre ces addictions », a affirmé la présidente de région, en ajoutant que «  les tests salivaires sont un des outils pour faire le diagnostic de la situation ».

C’est «  une procédure qui est encadrée », selon Valérie Pécresse, qui s’adresse à des classes entières et dont les résultats resteraient anonymes.

Les « proviseurs feront leurs plans »

« C’est un outil » qui permet d’appréhender une situation et de prendre ensuite des mesures, a ajouté Valérie Pécresse, « nous ne sommes pas dans une logique de sanction, mais dans une logique de sortir les jeunes de leurs addictions ».

Les « proviseurs feront leurs plans. Ils ne sont pas obligés d’utiliser tous les outils que je leur propose », a-t-elle dit en assurant que, si les proviseurs veulent mettre en place ces tests, la région les financera. « S’ils souhaitent mettre en place un plan anti-dealers, nous financerons le plan anti-dealers à la sortie des lycées », a-t-elle ajouté.

Cette annonce de recours aux tests salivaires à des fins de dépistage de consommation de cannabis avait été très controversée pendant la campagne électorale, les opposants la jugeant inutile et illégale.

Aucune ligne budgétaire précise sur cette mesure n’a été dégagée lors du vote du budget début avril, ce dont s’était réjoui le Front de gauche, évitant ainsi à Valérie Pécresse, selon le groupe, d’« être dans l’illégalité ».