Paris: Jean-Louis Debré tente de forcer un barrage policier

PARIS «Je suis de la maison!», aurait lancé l'ancien ministre de l'Intérieur (1995-1997)...

M.C.

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Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, à Paris en octobre 2010
Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, à Paris en octobre 2010 — THOMAS SAMSON / AFP

« Je suis de la maison ! » C’est par cette petite phrase que Jean-Louis Debré aurait tenté de persuader un policier de le laisser passer à un barrage routier, révèle dimanche Le Parisien. L’agent ne se serait pas laissé intimider.

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Les faits remontent au 9 avril. Celui qui vient de quitter la présidence du Conseil constitutionnel, qu’il occupait depuis 2007, est au volant d’un véhicule du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), lorsqu’il est bloqué à un barrage mis en place à cause de la manifestation contre la loi El Khomri, rapporte le journal. Il tente alors de faire demi-tour en franchissant une ligne continue et est arrêté par un policier qui lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation.

« Vous devez me faire passer ! »

« Je suis de la maison. Vous devez me faire passer ! », aurait alors répliqué l’ancien locataire de la place Beauvau (1995-1997), avant d’avouer qu’il n’était « pas vraiment de la police », mais un « ancien ministre de l’Intérieur » et qu’il roulait « d’ailleurs avec un véhicule du SPHP ».

Au fonctionnaire apparemment peu impressionné qui lui demande ses papiers, il présente alors sa carte d’identité et son permis de conduire, mais n’a pas la carte grise du véhicule, selon Le Parisien. Après avoir téléphoné à un commissaire de police, Jean-Louis Debré, qui venait de « chez ses petits-enfants », aurait finalement pu repartir.

Interrogé par le site de France Télévisions, Jean-Louis Debré a réagi en qualifiant l'histoire d'« absurde ». « Il n'y avait pas de barrage policier, mais un seul policier posté au feu rouge », explique-t-il.