Gennevilliers: Une adolescente aurait été tabassée parce qu’elle portait une jupe

FAITS DIVERS La principale accusée dément l'avoir frappée pour ce motif...

M.C.

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Illustration d'une patrouille de police.
Illustration d'une patrouille de police. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Mis à jour le 24 avril avec le démenti de la principale accusée

Une adolescente de 16 ans a été passée à tabac, lundi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), au motif qu’elle portait une jupe, rapporte le Parisien.

Les faits se seraient produits vers 19h, alors que la jeune fille attendait le tramway en face du quartier du Luth, selon le journal. Un premier groupe d’adolescents l’approche alors, faisant des commentaires sur sa tenue vestimentaire avant de poursuivre son chemin.

Quelques minutes plus tard, trois adolescentes du même âge que la victime s’arrêtent et l’interpellent, toujours au sujet de sa jupe, sur un ton « nettement moins cordial », montant à sa suite à bord du tramway. La situation s’envenime que les commentaires continuent, rapporte le Parisien, et la meneuse du groupe fait alors descendre la jeune fille en la tirant par les cheveux.

Plusieurs heures dans le coma

Insultes, coups de poing et coups de pied commencent à pleuvoir, et la victime finit par s’effondrer à la suite d’un coup de genou particulièrement violent, toujours selon le récit du journal. Emmenée à l’hôpital, la jeune fille aurait fini par reprendre conscience après plusieurs heures passées dans le coma. Elle a déposé plainte.

La meneuse du groupe d’agresseuses, âgée de 19 ans, s’est rendue au commissariat le soir même, où elle a été placée en garde à vue, et doit être jugée le 17 mai prochain. Sur RTL, elle a démenti avoir frappé l’adolescente parce qu’elle portait une jupe. « On s’est battues, et encore une fois c’est pas pour la jupe, c’est parti d’une petite histoire », assure-t-elle. Même moi je sors en jupe, je sors en short, ça ne me dérange pas, je vais en soirée… Franchement, je ne vois pas pourquoi je frapperais une fille qui est en jupe ! ». Elle conteste aussi avoir porté le premier coup : « Sur la vidéo on ne voit pas le début, elle aussi a été violente, elle a mis le premier coup et de là, on a commencé à se battre », affirme la jeune femme. Une version qui serait corroborée par des témoins. Elle encourt trois ans de prison et 45.000 d'amende.