Centre pour SDF dans le 16e: Les riverains déboutés de leur demande de suspension

SOLIDARITE Le juge des référés a considéré que la construction du centre, qui accueillera 200 personnes, n'entraînerait «aucune modification significative du site classé»…

20 Minutes avec AFP

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La présentation lundi soir à l'université Paris Dauphine du projet de centre d'hébergement d'urgence en bordure du bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement de Paris, a viré à la foire d'empoigne.
La présentation lundi soir à l'université Paris Dauphine du projet de centre d'hébergement d'urgence en bordure du bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement de Paris, a viré à la foire d'empoigne. — R.LESCURIEUX

Les riverains opposés à l’installation d’un centre d’hébergement pour sans-abri en lisière du bois de Boulogne, dans le très chic 16e arrondissement de Paris, ont été déboutés de leur demande de suspension du projet vendredi par le tribunal administratif.

«Importance de l'intérêt public du projet»

Le juge des référés du tribunal a considéré que la construction du centre, au cœur d’une vive polémique depuis plusieurs semaines, n’entraînerait « aucune modification significative du site classé » et a retenu « l’importance de l’intérêt public poursuivi par le projet ».

Porté par la maire PS de la capitale Anne Hidalgo, ce projet est combattu par le maire LR du 16e arrondissement Claude Goasguen.

Les syndicats de copropriété de plusieurs immeubles voisins et la Coordination pour la sauvegarde du bois de Boulogne, qui avaient saisi le tribunal dans une procédure d'urgence, pourront faire appel de la décision.

200 personnes accueillies

Le projet de construction du centre lancé par l'association Aurore, qui lutte pour la réinsertion sociale et professionnelle de personnes en situation d'exclusion et/ou de précarité, devrait permettre d'accueillir 200 personnes.

Selon la mairie de Paris, le XVIe arrondissement ne compte que huit places en hébergement d'urgence, sur un total de 9.700 dans la capitale.

En mars, plus de 40.000 riverains avaient signé une pétition contre la construction de ce centre d'hébergement qu'ils avaient alors qualifié de «nouveau Sangatte», en référence au centre de la Croix-Rouge qui avait rassemblé jusqu'à 800 migrants à Calais, avant d'être fermé en 2002.