#NuitDebout: «S’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de dégrader celui-ci», estime Hidalgo

MOUVEMENT Les organisateurs de #NuitDebout ont déposé une nouvelle déclaration de manifestation ce lundi auprès de la préfecture de police de Paris qui a été acceptée…

R.L.
La maire de Paris Anne Hidalgo au Théâtre du Châtelet, le 26 février 2016
La maire de Paris Anne Hidalgo au Théâtre du Châtelet, le 26 février 2016 — KENZO TRIBOUILLARD AFP

Plutôt silencieuse jusque-là sur #NuitDebout, la maire de Paris, Anne Hidalgo a tenu à réagir ce lundi via un communiqué. Et ce, quelques heures après le démantèlement du campement emblématique de la place de la République et alors que les « Nuit Deboutistes » sont déjà de retour sur zone, pour une douzième nuit consécutive.


« Un espace qui ne peut être dit public et commun que si tous les Parisiens peuvent en disposer »

Avec les maires des 3e, 10e et 11e, elle écrit : « Tous les soirs depuis le 30 mars, le mouvement Nuit Debout se réunit place de la République pour débattre. Réunissant des citoyens de toutes les origines et de tous les horizons, il questionne notre démocratie et la place des citoyens dans l’espace politique. D’après ses participants, ce mouvement est essentiellement pacifiste et repose sur l’échange et le partage ».

« Tous les matins les services de la propreté de la Ville nettoient un espace qui ne peut être dit public et commun que si tous les Parisiens peuvent en disposer. De la même manière que rien ne s’oppose à ce que des citoyens débattent une partie de la nuit, rien ne doit s’opposer à ce qu’ils libèrent la place une fois qu’ils ont terminé leurs discussions », poursuit-elle.


« S’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de dégrader celui-ci »

« La place de la République n’appartient pas davantage à ceux qui veulent en faire un forum, qu’à ceux pour laquelle elle est un lieu de passage, de loisirs, ou encore un mémorial (…) je veillerai à ce que son usage en reste partagé entre tous », souligne-t-elle, avant de conclure sur les violences qui ont émaillé le 11e arrondissement en marge de #NuitDebout.


« Nous condamnons par ailleurs avec la plus grande fermeté les violences perpétrées contre le commissariat du 11e arrondissement, ainsi que les dégradations infligées à plusieurs commerces environnants ainsi qu’au mobilier urbain. Nous resterons donc intransigeants face aux débordements et aux violences qui contredisent d’ailleurs les aspirations telles qu’exprimées par l’immense majorité des participants. S’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de dégrader celui-ci. »