Paris: Mesures antipollution, cela ne va pas assez loin pour Anne Hidalgo

POLLUTION La maire de Paris Anne Hidalgo a réagi après la publication d’un arrêté concernant la lutte antipollution. Elle salue des efforts, mais demande que les mesures aillent plus loin…

P-A. L. avec AFP.

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La maire de Paris souhaite par exemple une « interdiction rapide » des voitures les plus polluantes.
La maire de Paris souhaite par exemple une « interdiction rapide » des voitures les plus polluantes. — 20Minutes

Un pas de plus vers moins de pollution dans Paris ? Un arrêté permettant de déclencher des mesures d’urgence plus rapidement en cas d’épisode de pollution prolongée. Anne Hidalgo (PS), maire de Paris s’en est « réjouie » ce lundi, mais elle attend un arrêté rapide concernant la capitale. Elle souhaite par exemple une « interdiction rapide » des véhicules les plus polluants.

Des mesures déclenchées plus tôt

Anne Hidalgo voit deux « évolutions positives » dans cet arrêté paru samedi. Celui-ci permet des mesures d’urgence (circulation alternée notamment). La maire de Paris se réjouit du fait que le seuil « d’alerte » qui permet de déclencher ces mesures d’urgence soit pris au bout de trois jours de « seuil d’information » (lorsque le niveau de pollution est dangereux pour les personnes fragiles) et non quatre comme précédemment. L’élue salue aussi la consultation obligatoire des collectivités.

Plus de souplesse dans les seuils de persistance

Anne Hidalgo affirme en revanche sa « déception » concernant des points sur lesquels l’arrêté n’apporte pas de réponses. Elle souhaite « plus de souplesse » dans la définition des seuils de persistance.

Avec le nouveau dispositif, « on va passer à trois jours mais ces trois jours sont consécutifs », indique à l’AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV aux transports. « Parfois, le seuil est dépassé un jour, puis redescend, puis remonte. Et donc il ne se passe rien. Nous voulons une définition plus souple de cette persistance » du pic de pollution, ajoute-t-il.

Pas de nouveauté concernant l’ozone

La mairie de Paris regrette également que ce phénomène de persistance ne soit « toujours pas prévu pour la pollution à l’ozone", fréquent en Ile-de-France durant l’été. « Il y a un seuil tellement haut (360 microgrammes/m3 en moyenne horaire pour le 3e seuil) qu’on ne l’atteint jamais, c’est un niveau chinois », ironise M. Najdovski.

Enfin la première édile déplore qu’« aucun pouvoir de décision (ne soit) donné aux collectivités locales et (que) le préfet reste, comme cela était déjà le cas, seul décisionnaire ». Anne Hidalgo voudrait également que les mesures soient prises de manière automatique, sans atteindre la décision du préfet.

La mairie souhaite ainsi que l’arrêté interpréfectoral, la déclinaison en Ile de France de cet arrêté, soit pris rapidement et qu’il soit plus efficace, notamment avec l’interdiction rapide des véhicules les plus polluants.