Urban-Cab, un nouveau taxi à trois roues et deux jambes

Sophie Caillat
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L'Urban Cab, le taxi à trois roues et deux jambes
L'Urban Cab, le taxi à trois roues et deux jambes — 20Minutes

Comment se prendre pour la reine d'Angleterre le temps d'un trajet, au prix d'une course en taxi, mais sans émettre le moindre gaz d'échappement? 20Minutes a testé Urban-Cab, la «calèche moderne», développé par une jeune société du même nom. Ce système de vélo-taxi a débarqué à Paris en même temps que Vélib', mais beaucoup plus discrètement. Ses concepteurs ont copié le système qui existe déjà à Berlin, Tokyo, New York, Lille, ou encore Lyon... Ecolos et rigolos, ces tricycles à assistance électrique ne sont pour l'instant qu'au nombre de sept, on en attend trente l'an prochain.

A Bastille, je hèle un «cab» et lui donne ma destination, Opéra, où l'on arrivera une vingtaine de minutes plus tard. Thomas, mon chauffeur, évalue la distance avec son GPS, puis me donne le tarif, par passager, de la course : 1,50 euros la prise en charge et 1,50 euros par kilomètre, cela fera 7,50 euros. C'est parti pour les pavés rue Saint-Antoine. Pas de ceinture, il faut s'accrocher à la coque. Dans son rétro, Thomas voit un bus qui cherche à nous doubler, il se rabat en pestant contre les chauffeurs pas toujours conscients que «nous aussi, on transporte des gens».

«L'hiver, on mettra des fenêtres en plastique et des couvertures chauffantes», me souffle-t-il, sans se retourner.

Dans les bouchons, le «cab», large de 1,10 m, remonte crânement la file des voitures. Et sur les pistes cyclables, il passe pile poil. En vitesse de pointe, le bolide atteint 25 km/h, mais sa moyenne stagne à 12km/h. «Au-delà de 13 km/h, c'est mes jambes qui prennent le relais du moteur», précise mon chauffeur, au mollet galbé. «Et si je veux monter au Sacré-Coeur?». «Je vous dépose au pied du funiculaire, me répond-il. En revanche, dans ce taxi, vous pouvez fumer et monter avec un animal.» Dans ce cas...