Paris: Cityscoot, le service de scooters en libre-service se lance ce mardi

TRANSPORT Les scooters électriques en libre service, lancés par une entreprise privée, devaient être initalement disponibles pour les Parisiens début 2016. Ils le sont finalement depuis ce mardi...

Fabrice Pouliquen

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Trente cityscoot, tous de couleur blanche et 100% électriques, seront déployés dans les rues de Paris à partir du 30 juin.
Trente cityscoot, tous de couleur blanche et 100% électriques, seront déployés dans les rues de Paris à partir du 30 juin. — F.Pouliquen / 20 Minutes

Revoilà Cityscoot ! La dernière fois que ces scooters électriques tout blancs avaient fait parler d’eux, c’était en juin 2015, lors du lancement de la phase de test de ces scooters en libre-service à Paris. Le projet, lancé par un opérateur privé, coiffait alors sur le poteau Anne Hidalgo et Scootlib’, sa promesse de campagne de mettre à disposition des Parisiens des scooters en libre-service.

« Une phase de test validée »

La phase de test devait durer jusqu’à novembre puis un lancement officiel dans la foulée. Bertrand Fleurose, fondateur de Cityscoot, prévoyait 1.000 scooters déployés dans les rues de Paris début 2016. Le projet a finalement pris du retard. « Il y a eu quelques bugs l’été dernier, reconnait-il. La phase de test s’est réellement tenue d’octobre à fin janvier avec entre 40 et 50 scooters déployés dans Paris et 1.200 bêtatesteurs. »

Cityscoot a effectué l’ouverture du service à tous les Parisiens ce mardi 21 juin. « La phase de test a validé le service, assure Bertrand Fleurose. D’octobre à janvier, 4.500 trajets ont été réalisés. Chaque scooter a été utilisé en moyenne trois fois par jour. Nous n’avons pas non plus subi de vols, ni de dégradation. »

La minute plus chère que prévue

Cityscoot n’entend donc pas changer les grandes lignes de son service en vue de son lancement officiel cet été. On reste sur des scooters 100 % électriques, ne dépassant pas les 45 km/h et dotés d’un système de géolocalisation embarqué capable de situer un scooter à deux mètres près. Là réside l’originalité du service. Cityscoot fonctionne sans station. L’usager peut restituer le scooter à l’endroit qu'il le souhaite dans Paris intramuros. Cityscoot s'occupe de la recharge de la batterie. Le service fonctionnera sept jours sur sept de 7h à 1h du matin.

En revanche, les tarifs changent. En juin 2015, Cityscoot annonçait une tarification au quart d’heure avec un prix de 3 euros le quart d'heure [soit 0,20 centimes la minute]. « Nous facturerons finalement à la minute, prévient aujourd’hui Bertrand Fleurose qui ne communique pas encore la grille précise. La minute reviendra un peu plus chère, mais ceux qui se serviront de Cityscoot pour des trajets courts s’y retrouveront. » Ce n’est toutefois pas l’usage majoritaire qui a été fait lors de la phase de test. Les trajets, essentiellement du domicile-travail, duraient en moyenne entre 15 et 20 minutes et portaient sur 4 km.

1.000 scooters avant la fin de l’année

Pas de quoi visiblement freiner l’engouement pour ce nouveau service. Cityscoot compte déjà 6.756 abonnés à sa page Facebook « et il y a aujourd’hui plus de 10.000 pré-inscrits », ajoute Bertrand Fleurose. Du coup, ça risque de bouchonner cet été. Dans un premier temps, Cityscoot prévoit de mettre en service 250 scooters. « Nous partons du principe qu’un scooter sert à 25-30 utilisateurs, ce premier déploiement permettra de satisfaire 7.000 usagers », explique Bertrand Fleurose.

Cityscoot prévoit toutefois de rajouter 200 autres scooters en septembre et d’arriver à 1.000 scooters avant la fin 2016 « si nos fournisseurs de scooters peuvent répondre à la commande ». Bertrand Fleurot se veut ambitieux. Il table sur 120.000 utilisateurs à l’horizon 2020 et prévoit 3.500 scooters déployés dans Paris à cette date.

La mairie veut aider

Pour l'instant, Cityscoot est seulesur le marché à Paris. Il y a bien la startup Wattmobile pour proposer de la location de scooters électriques dans ces stations situées dans les gares parisiennes. Mais il faut ramener le véhicule là où l'a loué. 

Et Scootlib? Le projet n'est plus d'actualité. «Nous ne souhaitons pas concurrencer une entreprise parisienne, répond-on à la mairie de Paris. L'idée, au contraire, d'accompagner leur développement.» La ville prévoit notamment de créer 20.000 places de stationnement dédiées aux deux-roues motorisées d'ici 2020.