Les squatteurs d'Aubervillers acceptent de lever le camp

LOGEMENT La préfecture leur a fait une série de propositions en échange de leur départ immédiat...

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Les quatre personnes interpellées et placées en garde à vue à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi alors que la police tentait de déloger les squatteurs, ont été remises en liberté samedi, a-t-on appris auprès de l'association Droits au Logement (DAL).
Les quatre personnes interpellées et placées en garde à vue à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi à samedi alors que la police tentait de déloger les squatteurs, ont été remises en liberté samedi, a-t-on appris auprès de l'association Droits au Logement (DAL). — Thomas Coex AFP
Le deal a fonctionné. Les squatteurs de logements sociaux d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui occupaient jour et nuit un parvis près d'un groupe scolaire depuis deux mois, ont accepté lundi soir les propositions de la préfecture, conditionné à leur retrait immédiat.

Enquête sociale

Le sous-préfet de Saint-Denis, Olivier Dubaut, s'était engagé plus tôt dans la journée à reloger les cinq familles expulsées fin juin et début juillet de quatre logements, à engager au plus vite une enquête sociale afin d'étudier les possibilités de relogement pour 26 autres familles menacées d'une expulsion prochaine, et lorsque cette phase sera achevée, à lancer la même enquête pour les 40 autres familles ayant participé depuis le 11 juillet au squat.

Il conditionnait ces propositions, «ne valant que pour les familles en situation régulière», «à l'évacuation immédiate du campement». «Si cette nuit, l'évacuation n'est pas réalisée, mes propositions tombent», avait-il précisé. Une lettre d'engagement résumant ces propositions avait été solennellement lue à 20h30 aux familles sur le parvis par Lacine Koné, l'un des porte-parole des squatteurs.

Concertation

Les familles, qui demandaient depuis le début le relogement de toutes les familles, s'étaient ensuite retirées à l'écart des médias et des membres de l'association Droit au logement (Dal) pour «se concerter» sur les suites à donner à cette proposition.