Procès Fouquet: Le braqueur Redoine Faïd se défend de toute «arrogance»

JUSTICE La veille, au premier jour d’audience, la mère d’Aurélie Fouquet avait exprimé son désarroi face à un Redoine Faïd perçu comme « arrogant » et « détendu »…

R.L. avec AFP

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Croquis d'audience de Redoine Faïd le 1er mars 2016 devant la cour d'assises à Paris
Croquis d'audience de Redoine Faïd le 1er mars 2016 devant la cour d'assises à Paris — BENOIT PEYRUCQ AFP

Le braqueur Redoine Faïd, le plus médiatique des neuf hommes jugés à Paris pour le meurtre d'Aurélie Fouquet en 2010, s’est défendu mercredi de toute « arrogance » envers la famille de la jeune policière municipale.

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« Je suis loin d’être à l’aise ou détendu »

« Jamais il ne me viendrait à l’idée d’avoir une attitude inappropriée » ou « arrogante », écrit le « caïd des cités » autoproclamé dans une lettre lue par le président de la cour d’assises.

« Je suis loin d’être à l’aise ou détendu », affirme encore le braqueur multirécidiviste, parfois surnommé « l’Ecrivain », dans cette missive transmise en début de matinée et rédigée dans un langage soigné. La veille, au premier jour d’audience, la mère d’Aurélie Fouquet avait exprimé son désarroi face à un Redoine Faïd perçu comme « arrogant » et « détendu ».

« Accablé » et « indigné »

L’audience mercredi après-midi doit être consacrée à la personnalité de celui qui avait vanté ses exploits d'« aristocrate » du banditisme dans une autobiographie médiatisée fin 2010. Il se disait alors repenti, quelques mois après la mort d’Aurélie Fouquet.

Sa célébrité s’est encore accrue en 2013 après une spectaculaire évasion, digne des films d’action qu’il affectionne, et une cavale de plusieurs semaines.

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Redoine Faïd, 43 ans, est considéré par les enquêteurs comme le cerveau du braquage avorté qui avait débouché sur la mort de la policière municipale de 26 ans le 20 mai 2010 à Villiers-sur-Marne (région parisienne), après une course-poursuite folle sur l’autoroute. Dans sa lettre mercredi, il nie une nouvelle fois toute implication, se disant « accablé » et « indigné » face aux accusations pesant sur lui.