La flotte de Vélib' a son atelier fluvial

Sophie Caillat - ©2007 20 minutes

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Sous le pont Mirabeau se réparent des Vélib'. La péniche-atelier de JCDecaux a des allures de salon de beauté. Parquet luisant, vélos réparés bien rangés, on est loin de l'odeur de cambouis des garages. Au sous-sol, où sont stockées toutes les pièces, c'est plus fouillis, mais les journalistes ne sont autorisés qu'à jeter un oeil rapide, pas à y prendre des photos.

Quelque 750 Vélib' sur les 10 648 en circulation ont déjà fait un détour par cette péniche, qui complète la dizaine d'ateliers fixes parisiens. Chaque matin, le bateau quitte Charenton (Val-de-Marne), son port d'attache, et sillonne la Seine jusqu'au pont du Garigliano (15e). Il fait douze escales pour ramasser des Vélib' amochés, reste amarré une heure, et redépose les vélos réparés sur les quais, où les véhicules Decaux (fonctionnant au gaz et à l'électricité) les récupèrent avant de les redistribuer dans les stations.

Ce jour-là, au pied du pont Mirabeau (15e), seuls quatre mécaniciens sont à pied d'oeuvre, mais ils pourront être jusqu'à dix en cas de besoin. « Une roue voilée, un panier écrasé ou une chaîne cassée sont les réparations les plus courantes », explique Jean-Claude Joyeux, responsable de la flotte et du transport chez Decaux. Il précise aussi que, outre les 160 vélos volés, 200 autres ont vu leur cadre tordu, un chiffre jugé « normal compte tenu de la flotte et de l'utilisation ». Si un vélo ne peut être réparé, il est désossé et les pièces sont réutilisées ou recyclées. Avant de repartir en ville, les Vélib' subissent une révision et un nettoyage complets.

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Chat mardi prochain à 17 h avec les responsables de JCDecaux.