PSA Aulnay: 101 ex-salariés licenciés obtiennent gain de cause

JUSTICE Malgré leur victoire symbolique aux prud'hommes, les salariés licenciés par PSA vont perdre de l'argent...

N.Beu. avec AFP

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Chaine d'assemblage d'automobiles dans une usine PSA à Aulnay.
Chaine d'assemblage d'automobiles dans une usine PSA à Aulnay. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le conseil des prud’hommes de Bobigny a donné raison ce mardi à 101 ex-salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). En tout, 150 employés contestaient le motif économique de leur licenciement en mai 2013.

Selon le prononcé, consulté par un journaliste de l’AFP, les 101 ex-salariés verront leur licenciement économique requalifié en « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Leur avocat, Fiodor Rilov, a salué « une victoire de principe », qui « condamne Peugeot pour la fermeture d’Aulnay ».

A qui gagne perd

« On a gagné ! », s’est-il félicité sous les vivats d’une cinquantaine d’anciens d’Aulnay, la plupart adhérents au syndicat Sud, réunis devant le conseil des prud’hommes de Bobigny. Concrètement, le groupe PSA Peugeot Citroën est condamné à verser une nouvelle indemnité de licenciement à ses anciens ouvriers. Mais ceux-ci devront au préalable lui rembourser les sommes, plus élevées, qu’ils ont perçues lors de leur départ dans le cadre de transactions individuelles.

En conséquence, les 101 ex-salariés, gagnants symboliquement, seront perdants financièrement. « Ce qui est déterminant, c’est le jugement sur l’invalidité des licenciements, la bataille ne fait que commencer », a lancé Me Rilov, qui entend faire appel. « On va obtenir confirmation de cette victoire sur le principe et une amélioration sur les indemnisations », a-t-il espéré. A l’inverse, les 49 autres ex-PSA ont été déboutés par les prud’hommes.