Attentats à Paris: AccorHotels s'attend à un «trou d'air de trois, quatre mois»

TOURISME Le patron du groupe AccorHotels a estimé, ce mercredi, qu'un retour à la normale dans le secteur du tourisme, ne serait possible que dans plusieurs mois...

M.G. avec AFP

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Le Trocadéro, quasiment désertique, le 20 novembre 2015, une semaine après les attentats qui ont frappé Paris.
Le Trocadéro, quasiment désertique, le 20 novembre 2015, une semaine après les attentats qui ont frappé Paris. — William Abenhaim/SIPA

Le tourisme parisien en pleine zone de turbulence. Le patron du groupe AccorHotels Sébastien Bazin a estimé, ce mercredi, que la capitale française traversait un « trou d’air », après les attentats du 13 novembre.

« On apprend, par ce qui s’est passé à Londres, à Madrid, que ça prend du temps, deux mois, trois mois, quatre mois. C’est un trou d’air, ça va se résorber, à condition que la sécurité soit bien assurée par les pouvoirs publics. Mais trois, quatre mois probablement », a déclaré Sébastien Bazin sur la radio BFM Business, en allusion aux attentats de Londres (2005) et Madrid (2004).

« Impact réel »

Les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts, ont eu « un impact réel » sur la fréquentation « dans les quinze jours » qui ont suivi le 13 novembre. « Il y a aujourd’hui une obligation d’attente pour savoir comment les gens vont réagir après la COP 21 qui se passe bien dans nos hôtels à Paris et ailleurs », a-t-il détaillé. « On va voir ce qui va se passer sur la deuxième quinzaine de décembre. Les réservations de dernière minute sont peu nombreuses par rapport à l’année dernière », selon le patron du groupe coté en bourse.

« Un des soucis, ce sont les ambassades, qui ont mis sur leur site un certain nombre de messages un peu compliqués : attention à Paris. Il faut que ces messages s’en aillent », selon Sébastien Bazin qui vise surtout une clientèle européenne (espagnols, italiens, allemands).

« On a passé beaucoup de temps avec tous nos clients à leur expliquer qu’un contrôle aux frontières, ce n’était pas une fermeture des frontières. Ça va prendre du temps, c’est rassurant et ça marche », a-t-il dit, écartant l’idée de « promotions quand il n’y a pas de volume : venez d’abord voir Paris, on verra le prix après ».