Attentats à Paris: NKM souhaite dans l’avenir des perquisitions menées «sans la lourdeur de tout l'appareil judiciaire»

ETAT D'URGENCE Nathalie Kosiuscko-Morizet, numéro deux du parti Les Républicains, appelle ce lundi à préparer l’après état d’urgence…

Fabrice Pouliquen

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Nathalie Kosiuscko-Morizet, numéro deux du parti Les Républicains, appelle ce lundi à préparer l’après état d’urgence…
Nathalie Kosiuscko-Morizet, numéro deux du parti Les Républicains, appelle ce lundi à préparer l’après état d’urgence… — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Nathalie Kosiuscko-Morizet, numéro deux du parti Les Républicains, a appelé lundi à préparer la sortie de l'état d'urgence, en réfléchissant notamment à la possibilité de mener des perquisitions «sans la lourdeur de tout l'appareil judiciaire».

«J'ai voté l'état d'urgence sans état d'âme. Je trouve ça bien, je suis pour (...) Et après ?», s'est interrogée la députée Les Républicains de l'Essonne sur le plateau de BFM TV.

«Je voudrais bien qu'on débatte maintenant de ce qu'on fera à la sortie de l'état d'urgence» fin février et «cela doit être le renforcement de nos dispositifs en matière de police et de justice», a-t-elle estimé.

«Il ne faut pas juste que l'état d'urgence ait été une parenthèse»

Par exemple, en matière de perquisitions, qui «ont l'air efficaces» et «utiles», «est-ce-qu'on ne peut pas trouver un dispositif qui permettrait d'une manière ou d'une autre de les poursuivre sans la lourdeur de tout l'appareil judiciaire comme avant l'état d'urgence ?», a-t-elle suggéré.

«Il ne faut pas juste que l'état d'urgence ait été une parenthèse liée à un électrochoc et qu'après cela redevienne comme avant», a-t-elle insisté, «je ne veux pas que ce gouvernement nous ait proposé l'état d'urgence comme pour se dédouaner d'avoir si peu fait avant».