Fausses alertes à Paris: «C'était la panique totale, les gens ne savaient rien»

ATTENTATS A PARIS Ce dimanche soir, plusieurs mouvements de panique sont survenus dans la capitale. Sabrina, qui a vécu ce moment de panique, témoigne...

Fabien Randanne, avec Anne-Laëtitia Béraud

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Des personnes fuient en courant la place de la République, à Paris, après qu'un mouvement de foule, lié à une fausse alerte, est survenu, le 15 novembre 2015.
Des personnes fuient en courant la place de la République, à Paris, après qu'un mouvement de foule, lié à une fausse alerte, est survenu, le 15 novembre 2015. — James Gourley/REX Shutt/SIPA

Plusieurs mouvements de panique ont eu lieu en plusieurs endroits de Paris, ce dimanche soir, deux jours après les attentats meurtriers qui ont endeuillé la ville. A chaque fois, il s’agissait de fausses alertes. La police a évoqué des jets de pétards où « l’explosion d’un chauffage sur une terrasse ».

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Sabrina, Parisienne de 32 ans, témoigne auprès de 20 Minutes. Précision : elle n’est pas l’une des jeunes femmes qui apparaît sur la photo illustrant l’article. Sabrina est d’abord allée déposer des fleurs devant le Bataclan en signe de recueillement. Elle a ensuite pris la direction du boulevard du Temple quand un mouvement de foule à commencé à 18h40. « Les gens couraient depuis la place de la République. Les policiers couraient aussi. Après, un gars nous a parlé, en larmes, d’une fusillade rue des Rosiers. Il nous a fait entrer dans la cour de son immeuble », raconte Sabrina.

« Je viens de ressentir un millième de ce que les pauvres victimes de vendredi ont dû ressentir »

Elle poursuit : « Ensuite, on a tous couru dans l’escalier, tout en haut chez une femme. Là, une jeune fille m’a dit avoir entendu des tirs au Cirque d’hiver [une salle de spectacle]. Bref, c’était la panique totale. Les gens ne savaient rien. »

L’anxiété de Sabrina a mis du temps à retomber : « Je viens de ressentir un millième de ce que les pauvres victimes des attentats ont dû ressentir vendredi. C’est horrible, j’en ai encore les mains qui tremblent. Les flics sont sur les dents, ils ont fait sortir les passagers des bus et on nous a dit de courir nous réfugier dans les immeubles. Quelle angoisse », a-t-elle confié à 20 Minutes.