Paris : Biocoop teste un magasin 100% vrac dans le 10e arrondissement

ALIMENTATION Le magasin de 65 m² ouvre ce mercredi rue du Château d’eau. Rien ne sera pré-emballé, pas même les liquides…

Fabrice Pouliquen

— 

Pendant deux mois, Biocoop testera rue Château d'eau une boutique 100% vrac.
Pendant deux mois, Biocoop testera rue Château d'eau une boutique 100% vrac. — F. Pouliquen / 20 Minutes

Une machine à fabriquer de la purée d’amendes, un bar à bocaux et un autre à miel, une machine permettant de moudre son café soi-même… Voici, en vrac, quelques-unes des attractions du magasin éphémère qu’ouvre ce mercredi Biocoop, 14 rue Château d’eau (10e), avec le concours de la Semaest, la société d’économie mixte de la ville de Paris spécialisée dans la préservation et le développement du commerce de proximité.

Le vrac étendu aux liquides

Mais l’originalité de la boutique n’est pas tant dans ses gadgets. « Il s’agit de notre première enseigne où tous les produits en vente sont proposés en vrac, non pré-emballés », explique Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop. Cela ne se limite donc plus seulement aux pâtes, céréales, biscuits et autres produits secs, proposés déjà en vrac dans les autres magasins bio de l’enseigne. Rue Château d’Eau, la philosophie s’étendra aussi aux liquides. Les huiles, les vins, les yaourts, le miel. Les consommateurs sont alors invités à venir avec leurs propres bocaux et à se servir à la source ou à se faire aider d’un vendeur.

L’avantage est double à écouter Gilles Piquet-Pellorce. « On évite le gaspillage alimentaire en permettant aux clients d’acheter la quantité dont ils ont besoin. Et on limite aussi donc les emballages. » Pour les clients distraits ou non-équipés, l’enseigne met tout de même à disposition des bocaux en verre, des pochons en coton, recyclables, mais aussi des algobols, des bols fabriqués à partir d’algues là encore recyclable.

Un labo de 60 jours

La boutique, qui propose 250 références sur 65m², fermera ses portes le 30 décembre prochain. Biocoop la voit comme un laboratoire de 60 jours lancée en marge de la COP21. « Si l’expérience marche, il n’est pas impossible que nous ouvrons de nouvelles boutiques 100 % vrac à Paris ou ailleurs », indique Gilles Piquet-Pellorce. Antoinette Guhl, adjointe d’Anne Hidalgo en charge de l’économie sociale et solidaire, se félicite déjà de cette première expérience. « Cela entre pleinement dans le plan de lutte contre le gaspillage alimentaire que nous présentons à la fin du mois, indique l’élu. La mairie de Paris entend aussi interdire les sacs plastiques à usage unique en 2017.