Rama Yade dénonce «une opération de vengeance», après son exclusion du Parti radical

POLITIQUE L’ancienne secrétaire d’Etat de Sarkozy a réagi, ce vendredi sur RTL, à l’annonce de son éviction…

M.G. avec AFP

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Rama Yade, le 10 octobre 2015.
Rama Yade, le 10 octobre 2015. — PRM/SIPA

L’ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, Rama Yade, a dénoncé ce vendredi sur RTL « une opération de vengeance » et « un délire arbitraire » après l’annonce la veille de son exclusion du Parti radical.

« C’est une opération de vengeance » pour avoir contesté et demandé l’annulation en justice de l’élection interne à la présidence du Parti radical, a commenté Rama Yade. Elle avait accusé Laurent Hénart, qui l’a emporté, d’avoir fraudé en juin 2014. Elle a été déboutée en première instance mais a fait appel de la décision.

« On est en plein délire arbitraire », a-t-elle ajouté, expliquant avoir « appris par la presse » et « sans sommation » cette éviction « à la veille de la formation des listes pour les régionales », et ce alors qu’elle est conseillère régionale sortante. « C’est un véritable commando pour une exécution politique, bravo les humanistes ! » a-t-elle lancé. Mercredi soir, interrogée par l’AFP sur une procédure d’exclusion en cours, Rama Yade avait indiqué qu’il s’agissait d’une « intox » liée aux régionales.

« Délabrement du personnel politique »

Elle s’est insurgée ce vendredi sur RTL de se voir reprocher d’avoir prôné le vote blanc « lors d’un duel entre Guérini à Marseille et le FN ». « J’aimerais avoir la preuve que je suis exclue », a-t-elle aussi expliqué, puisqu’elle affirme n’avoir reçu aucune notification de la décision. « Je sais depuis plusieurs mois qu’on me cherche des poux, si on avait pu m’accuser d’homicide volontaire on l’aurait fait ! » a-t-elle avancé.

« Même Nadine Morano, après ce qu’elle a dit sur la race blanche, n’a pas été exclue », a-t-elle argumenté. Interrogée sur les listes Les Républicains/UDI aux régionales, elle a expliqué qu’elle en « avait parlé avec Nicolas Sarkozy qui était favorable à sa candidature, il y a plusieurs mois de cela ». Interrogée sur son avenir, Rama Yade a estimé que « cette affaire est le symptôme, un de plus, du délabrement du personnel politique ». « Je veux prolonger le combat pour briser l’omerta qui règne (…) et pour le renouveau de la vie politique ». « Je veux rester au sein de l’UDI et il n’y a aucun problème pour cela », a-t-elle aussi dit.

Mais mécaniquement son exclusion du Parti radical entraîne celle de l’UDI, et l’empêche en théorie d’adhérer à une autre composante centriste.