Mordu par une araignée, il finit avec un trou dans la cheville profond jusqu’à l’os

SEINE-ET-MARNE L'homme aurait été piqué par une araignée-violon dont le venin peut provoquer de graves nécroses…

F.P.

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L’arraignée-violon dont le venin entraîne parfois de graves nécroses
L’arraignée-violon dont le venin entraîne parfois de graves nécroses — @Wikipedia

Les arachnophobes feraient bien d’arrêter tout de suite la lecture de cet article. A Amponville (Seine-et-Marne), non loin de Fontainebleau, Maurice Busnel a fait une bien mauvaise rencontre alors qu’il tondait la pelouse de son jardin le 28 mai dernier, relate Le Parisien. Une petite bête l’a piqué à la cheville. Probablement une araignée-violon d’habitude présente dans le sud de la France. Maurice Busnel l’a d’abord chassée sans trop y prêter attention. Mais deux jours plus tard, le retraité de 78 ans a fait une crise en pleine nuit et est resté étendu au sol pendant deux heures.

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Direction les urgences. Maurice Busnel en ressortira deux jours plus tard avec une prescription d’antibiotiques. Mais rien n'y fait, son état empire et Maurice Busnel se retrouve dans l’incapacité de marcher et avec une tension à 7. « Ma jambe s’est mise à gonfler et j’ai été hospitalisé onze jours, raconte-t-il. La blessure a nécrosé, j’avais un trou dans la cheville de 5 cm de long sur 4 cm de large et profond jusqu’à l’os ! »

L’araignée-violon, le présumé coupable ?

Hors de danger, Maurice Busnel porte néanmoins une lésion qui mettra des mois à guérir. Plusieurs semaines après son deuxième passage aux urgences, un médecin généraliste confiera au retraité que sa blessure avait très probablement pour origine une piqûre d’araignée. Maurice Busnel fait alors ses recherches et finit à mettre un nom à son agresseur présumé : l’araignée-violon dont le venin entraîne parfois de graves nécroses.

Interrogée par Le Parisien, Christine Rollard, aranéologue au Muséum national d’histoire naturelle, tient à rassurer : « Aucune espèce d’araignée de France n’est mortelle. Elles ne sont pas agressives du tout, elles ne mordent que si elles sont acculées et à peine 10 % des personnes mordues par une araignée-violon auront une réaction violente. »