«D’inévitables petits bugs» au démarrage des Vélib’

REPORTAGE Ambiance bon enfant devant une station Vélib’ du centre de Paris...

Sophie Caillat

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Ambiance bon enfant devant une station Vélib’ du centre de Paris. Touristes comme Parisiens sont dans la même galère et il n’y a personne pour les en sortir.

Alice s’inquiète: elle vient de faire toutes les manip’ requises à la borne, et le vélo ne se libère pas de la bornette. «Est-ce qu’on va me débiter quand même ?», s’interroge-t-elle. André vient de rendre son vélo et le voyant reste rouge… «Est-ce qu’on va me prélever des demi-heures de location ?», s’inquiète-t-il «S’armer de patience», lui recommande Benoît, qui commence à maîtriser le mode d’emploi.

Quarante-huit heures après son démarrage, le service mis en place par JC Decaux ne roule pas encore tout seul. Les files d’attente s’allongent, les retards aux rendez-vous s’accumulent… mais chacun reste de bonne humeur. «On n’entend que les mécontents, mais au moins 95% de gens sont super contents», assure le directeur marketing de JC Decaux, Albert Asséraf. Et de citer, pour preuve, les quelque 40.000 locations enregistrées dimanche et les 22.000 de lundi, «jour de pluie». Aujourd’hui, vu le radieux soleil qui règne sur Paris, Decaux espère battre le chiffre de dimanche. Le prestataire choisi par la mairie de Paris admet d’«inévitables petits bugs». Par exemple, une vingtaine de stations –sur les 750 installées- «se réinitialisent toutes seules», c’est-à-dire qu’elles s’éteignent et se rallument en continu sans raison. «Ces stations sont traitées une par une», nous dit-on.

Le centre d’appel (01 30 79 79 30) ne chôme pas, mais n’est pas saturé non plus. «90% des appels sont traités et le temps d’attente moyen est de 4 minutes», souligne Albert Asséraf. Dimanche 1.800 appels ont été reçus pour 40 000 locations, «on serait inquiets si on recevait 2.000 appels pour 3.000 locations», précise-t-il.

Quant à la fameuse «régulation», à savoir le déplacement de vélos d’une station à une autre afin que l’on trouve toujours une place où se garer ou un vélo à emprunter, elle démarre doucement. «Ce n’est pas avec 48 h d’expérience qu’on peut être efficace, surtout que l’on est en période de vacances et que nos analyses du trafic ne seront plus valides à la rentrée de septembre».

Enfin, pour savoir où rendre son vélo à proximité si l’on se trouve devant une station pleine, il faut attendre encore «quelques jours». Une carte dynamique doit donner l’état du trafic en temps réel, depuis une borne.


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envoyé par 20Minutes