Ile-de-France: L'instituteur de Pantin soupçonné de violences sera jugé en juin 2016

JUSTICE Des parents d'autres enfants dénoncent des faits similaires...

20 Minutes avec AFP

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Illustration justice.
Illustration justice. — M.LIBERT/20 MINUTES

Le procès devant le tribunal correctionnel de Bobigny de l’instituteur de 60 ans soupçonné d’avoir violenté des enfants d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis) a été renvoyé mercredi au 8 juin 2016.

INTER

L’enseignant, présent à l’audience, avait été placé en garde à vue le 24 septembre après le signalement de parents de quatre écoliers de première année de maternelle. En poste depuis douze ans à l’école Liberté, dans cette commune de la banlieue est de Paris, il avait également été suspendu de ses fonctions.

Le sexagénaire est soupçonné d’avoir eu des mouvements de colère, parfois violents à l’encontre de quatre très jeunes enfants, peu après la rentrée scolaire.

L’un d’entre eux, âgé de trois ans, aurait notamment été poussé en classe, se blessant à la bouche en chutant, et un autre aurait été pris avec énergie par le bras, d’après le parquet. Sur les quatre concernés, deux s’étaient vu prescrire une ITT (incapacité temporaire de travail) de deux jours.

« Ce procès, c’est une montagne qui va accoucher d’une souris »

Selon l’un des avocats des partie civiles, Quentin Lancian, trois plaintes supplémentaires, émanant de parents de trois autres enfants, ont « été enregistrées auprès du procureur » début octobre.

« Ce procès, c’est une montagne qui va accoucher d’une souris », a réagi auprès de l’AFP l’avocat de l’enseignant, Me David Chemmi. « A aucun moment il n’a donné un coup ou une claque à un enfant », a-t-il plaidé.

Dans l’attente de son procès, l’instituteur a été maintenu sous contrôle judiciaire et la justice a ordonné une expertise psychiatrique.

Lors de l’enquête, l’atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) qui travaillait dans sa classe a notamment indiqué que son comportement récent « avait pu lui apparaître comme violent ».

A l’issue de sa garde à vue, l’instituteur, à quelques mois de la retraite, avait été convoqué par le parquet pour des « violences aggravées sur mineurs, par personne chargée d’une mission de service public ».