Séparer les eaux usées et pluviales, vaste chantier

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Une « entreprise de longue haleine ». L'adjointe au maire de Paris chargée de l'Eau, Myriam Constantin, estime avoir tenu promesse : poursuivre jusqu'au bout l'idée de faire ressurgir la Bièvre. Mais les études ont conclu à un coût qui dépasserait les 100 millions d'euros. Impensable. Car, comme l'explique l'élue, « dans le lit parisien de la Bièvre n'arrivent que des eaux usées, sauf en cas de gros orages. Pour retrouver une eau pure, il faudrait séparer les eaux usées des eaux propres », d'où le coût prohibitif des travaux.

En amont, des communes, regroupées au sein du Syndicat intercommunal pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre (SIAVB), ont entamé ce travail. Ainsi, l'eau est propre jusqu'à Massy. Certaines berges ont été réaménagées, comme à Verrière-le-Buisson, à Fresnes, et bientôt à Arcueil.

réussite « Lors des réunions publiques sur la Bièvre, la salle des fêtes de la mairie du 13e n'était pas assez grande pour accueillir tout le monde », se souvient Jérôme Coumet, le maire de l'arrondissement.