Hauts-de-Seine: Démantèlement d'une filière d'immigration illégale et de proxénétisme

FAITS DIVERS Le produit des infractions de ce réseau est estimé à plus d'un million d'euros depuis 2013...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — WITT/SIPA

Cinq membres d’un réseau de proxénétisme qui faisait venir illégalement en France des femmes pour qu’elles se prostituent, ont été interpellées dans les Hauts-de-Seine, les Pyrénées-Orientales et en Espagne, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Les cinq suspects ont été arrêtés mercredi par la brigade mobile de recherche de la zone Est et l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains, agissant dans le cadre d’une commission rogatoire internationale de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy. Ils ont reçu l’aide de l’Unité centrale de lutte contre les réseaux d’immigration illégale et les faux documents espagnole.

Plusieurs dizaines de prostituées

L’enquête préliminaire initiée en 2014 avait mis au jour un réseau de proxénétisme, dirigé depuis l’Espagne et impliquant des membres de la communauté sud-américaine. Les enquêteurs ont dénombré plusieurs dizaines de prostituées travaillant pour ce réseau, et le produit des infractions est estimé à plus d’un million d’euros depuis 2013.

Pour Bernard Cazeneuve, « cette affaire illustre l’imbrication des filières de l’immigration irrégulière avec celles du crime, particulièrement de la traite des êtres humains. Près de 190 filières de passeurs ont été démantelées en France depuis le début de l’année, permettant la mise en cause de plus de 3.000 personnes appartenant à ces réseaux ».