Saint-Ouen: Evacuation d'un campement de migrants installés près du périphérique parisien

MIGRANTS Les occupants d'une vingtaine de tente ont quitté les lieux dans le calme...

M.G. avec AFP

— 

Le camp de fiortune était situé porte de Saint-Ouen, dans le nord de Paris.
Le camp de fiortune était situé porte de Saint-Ouen, dans le nord de Paris. — JOEL SAGET / AFP

Un campement d’une cinquantaine de migrants en majorité syriens, installés à proximité du périphérique parisien, a été évacué ce vendredi matin dans le calme. L’opération d’évacuation de ce camp de fortune situé porte de Saint-Ouen, dans le nord de Paris, a été conduit par la mairie de Paris avec l’aide de bénévoles.

Les occupants du site, qui vivaient dans une vingtaine de tentes, ramassaient leurs affaires dans le calme ce vendredi matin avant de monter dans des bus, les enfants enveloppés dans des couvertures de survie. La situation de ce camp faisait « courir des risques importants aux occupants du site, tant en termes de sécurité routière qu’en terme sanitaire », « plusieurs cas de gale » y ayant été repérés, avait justifié la préfecture de police de Paris dans son arrêté d’évacuation pris jeudi.

Logés à l’hôtel pendant une semaine

Ils doivent dans un premier temps être conduits à l’hôpital Bichat, juste à côté de la porte de Saint-Ouen, et dans une structure de Médecins du Monde pour diagnostiquer s’ils sont porteurs de cette maladie très contagieuse, puis se doucher et changer de vêtements, a confié un représentant de la mairie de Paris.

Ils seront ensuite logés dans un centre hôtelier pour une semaine, « le temps pour les services sociaux d’évaluer leur situation » et « pour déterminer quels sont leurs besoins ». « Ensuite ils intégreront un logement adapté », a ajouté ce représentant sans plus de précision.

Le lycée Jean-Quarré toujours occupé

Dans la capitale confrontée depuis plusieurs mois à l’arrivée de migrants, deux campements avaient déjà été évacués mi-septembre, représentant près d’un millier de personnes mises à l’abri. Au total, plus de 2.200 migrants se sont vu proposer un hébergement, selon les autorités.

Quelque 500 migrants occupent par ailleurs toujours le lycée désaffecté Jean-Quarré, dans le nord-est de Paris, un lieu « inadapté » à l’hébergement selon la Ville de Paris notamment en raison de « problèmes d’hygiène » et de « faits de violence et d’insécurité (qui) ont été constatés ». Le tribunal administratif de Paris leur a donné vendredi un mois pour quitter les lieux.