Un premier portrait de famille

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L'Observatoire des familles, créé en 2005 par la Ville, vient de livrer sa première étude. Voici les caractéristiques principales des familles parisiennes :

· Dominante A Paris, 41 % de la population vivent en famille, au sens statistique - foyers abritant au moins un parent et un enfant de moins de 25 ans. C'est le groupe le plus important, devant les personnes seules (27 %) et les couples (19 %).

· Célibataire Le célibat domine, puisque c'est le statut de 47 % des personnes, contre 35 % au niveau national. La proportion des Parisiens mariés n'est que de 37 %, contre plus de 50 % des Français. Le pacs rencontre un réel succès : on compte 1,3 contrat signé pour 1 000 habitants, le double du chiffre national.

· Monoparentale C'est LA spécificité parisienne, la monoparentalité concerne une famille sur quatre à Paris (26 % en 1999, dernier chiffre disponible), contre une sur six au niveau national, notamment à cause du nombre plus élevé de divorces.

· Divorcée La part de divorcés ne cesse d'augmenter et représente 7,7 % des Parisiens. Il y a 55 divorces pour 100 mariages.

· Agée La mère parisienne a 32 ans à la naissance de son premier enfant, soit deux ans de plus que la mère française. Parmi les nouvelles mamans de 2004, elles étaient 14 % à avoir plus de 37 ans, une part en hausse. Du fait de la part importante des jeunes adultes dans la population parisienne, la natalité est élevée : 14,8 naissances pour 1 000 habitants, contre 13,2 au niveau national. En revanche, la fécondité (1,6 enfant) est inférieure aux données nationales (1,87).

· Aisée Les parents parisiens sont à 36 % des cadres et professions intellectuelles supérieures, selon le recensement de 1999, contre 14 % au niveau national.

· Immigrée Dans 22 % des familles, la personne de référence est de nationalité étrangère, contre 8 % en France. Elles sont très concentrées dans le nord-est de la capitale, où elles peuvent former jusqu'à 35 % des familles.

logement Si un quart des familles résident dans des HLM (contre 16 % sur toute la France), il reste encore 40 000 familles parisiennes sur listes d'attente. Et elles ont pour beaucoup besoin de grands logements, sur lesquels il y a peu de rotation (3 % par an).