Delanoë renvoie la balle à Fillon sur le logement social

IMMOBILIER Le Premier ministre avait déclaré que Paris n’était pas mieux loti que Neuilly...

— 

La première séance du Conseil de Paris d'après législatives a permis aux principaux acteurs de la vie politique de la capitale de se positionner dans la pré-campagne du scrutin municipal de mars 2008.
La première séance du Conseil de Paris d'après législatives a permis aux principaux acteurs de la vie politique de la capitale de se positionner dans la pré-campagne du scrutin municipal de mars 2008. — Joël Saget AFP/Archives

Bertrand Delanoë n’a pas aimé. Le maire PS de Paris s’est fendu d’un communiqué mercredi pour répondre aux propos de François Fillon sur le logement social le matin même. Le Premier ministre avait déclaré qu’il fallait «arrêter de faire de cette question de Neuilly un arbre qui cache la forêt. On construit des logements sociaux là où il y a de la place, là où on peut. (...) A Paris aussi, il y a un énorme déficit de logements sociaux.»

Cette affirmation «relève soit d'une méconnaissance manifeste du dossier, soit d'une forme de cynisme», a réagi Bertrand Delanoe. «Plus de 30.000 logements sociaux auront été financés au cours de cette mandature», «ce qui est inédit dans la capitale», rappelle le maire, qui juge «extrêmement préoccupant de constater qu'à l'heure où la France affronte une crise du logement profonde, le Premier ministre exonère les communes qui refusent obstinément d'appliquer la loi sur le logement social».

A propos de Neuilly (Hauts-de-Seine), dont Nicolas Sarkozy a longtemps été maire, il rappelle que «cette commune compte moins de 3% de logements sociaux et fait l'objet d'un arrêté de carence (...) pour non application des exigences minimales de réalisation de logements sociaux prévues par la loi SRU» (Solidarité et renouvellement urbain). Et toc.