Lycées en Ile-de-France: Valérie Pécresse dénonce « l’abandon coupable de la gauche »

EDUCATION Candidate aux régionales de 2015, Valérie Pécresse dénonce «un abandon coupable de la gauche» au sujet des lycées de la région...

Camille Tombret

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Valérie Pécresse dresse un bilan des lycées d'Ile-de-France dans ses nouveaux locaux du 8e arrondissement.
Valérie Pécresse dresse un bilan des lycées d'Ile-de-France dans ses nouveaux locaux du 8e arrondissement. — Camille TOMBRET/20MINUTES

Valérie Pécresse (LR), candidate pour les régionales d’Ile-de-France, a dénoncé ce mardi matin lors d’une conférence de presse dans ses nouveaux locaux « l’abandon coupable de la gauche » et « une indifférence de la part de la région » concernant les structures des lycées de la région.

Accompagnée de Chantal Juanno (UDI), Valérie Pécresse a signalé « une passivité de la gauche pendant plus de 17 ans » et a promis « un changement radical pour les lycéens, afin d’éviter la thrombose », si elle est élue en décembre prochain.

« 18.000 lycéens se retrouveront sans lycée en 2022 »

La tête de liste a rapporté « l’indifférence face aux retards des chantiers ». Cette année « trois chantiers sur quatre sont en retard contre deux sur trois en 2014, ce qui représente 120 lycées et 21 internats. Je n’arrive pas à comprendre qu’on mette 16 ans à construire un lycée », indique la candidate républicaine.

Elle a également dénoncé « une indifférence face à la poussée démographique », ne prenant pas en compte le besoin de places suite au baby-boom de 2000. Valérie Pécresse a estimé que « 18.000 lycéens se retrouveront sans lycée en 2022 ». Et a noté que « certains établissements se retrouvent déjà en sureffectifs et nécessitent parfois trois services de restauration », indique l’élue des Yvelines.

La députée a ajouté regretter « la baisse des crédits d’investissement de 130 millions d’euros par an, alors que les subventions associatives se sont vues augmentées de 189 millions ». Et a terminé par accuser la direction de la région d’avoir commis « une erreur de pilotage des opérations de rénovation », puisque « sur les 17 lycées promis en 2004, seulement six ont été construits ».

La gauche en désaccord avec la droite

De son côté, le Conseil régional d’Ile-de-France a indiqué que « 80 % des chantiers sortent à l’heure, seuls 20 % ont du retard ». En ce qui concerne le baby-boom de 2000, Henriette Zoughebi (FG), vice-présidente du Conseil d’Ile-de-France en charge des lycées a déclaré que « cela avait été pris en considération en 2001 et que les rectorats assurent une place pour chaque lycéen ».

« 40 % des lycées régionaux ont été rénovés depuis 1998 » explique la vice-présidente. « Notre objectif est de diversifier les choix d’orientation et de trouver un équilibre entre l’offre et la demande des futurs bacheliers ».