Paris: «Un handicapé a des droits même si il n’est pas mignon ou si personne ne l’aime» selon PETA

POLEMIQUE Stupeur des internautes après la publication de PETA France, comparant les animaux à des handicapés mentaux…

C.T

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Capture d'un tweet indigné par la sortie de l'association Peta, le 25 août 2015.
Capture d'un tweet indigné par la sortie de l'association Peta, le 25 août 2015. — Capture d'écran Twitter

L’association Pour une Ethique dans le Traitement des Animaux (PETA) France a publié dans sa Foire aux questions, une réponse suscitant l’indignation des internautes ce mardi.

A la question « Les animaux ne sont pas capables de raisonner. Ils n’ont pas la notion de droits et n’ont souvent que faire des nôtres. Dès lors, pourquoi s’évertuer à leur appliquer notre conception de la morale ? », l’association a répondu qu’un « animal est sans doute incapable de comprendre et de respecter nos règles, mais cela est vrai aussi d’un enfant ou d’un handicapé mental ». Un bad buzz pour cette organisation mondiale.

Une réponse quasi identique à une autre question postée sur le forum « qu’entendez-vous par droits des animaux ? ».

Ce parallèle, fortement contesté par les internautes, n’a pas laissé les tweetos sans voix :

A-t-on affaire à une maladresse de la part du site de protection des animaux ?

Contactée par la rédaction, PETA France a déclaré : « il n’y a pas si longtemps, beaucoup d’humains étaient traités comme des « objets » et on enfermait les personnes handicapées dans des institutions parce qu’elles étaient considérées sans valeur pour la société et « embarrassantes » pour leurs familles. Fort heureusement nous comprenons aujourd’hui qu’aucune discrimination ne doit être tolérée à l’encontre d’une personne, que ce soit sur des critères d’apparence ou d’aptitude physique, son genre ou son âge, et le progrès de notre société passe aussi par le fait d’embrasser l’idée qu’il ne faut pas accepter l’irrespect et la discrimination envers d’autres espèces ».

Et a ajouté : « nous pouvons avoir honte de cette vision étriquée et sectaire du passé, mais notre incapacité à s’interroger sur le traitement actuel de ceux que nous percevons comme « différents » est un risque à l’évolution morale de notre société ».