VIDEO. Paris plages: La polémique enfle autour de «Tel-Aviv-sur-Seine»

CONTROVERSE Le partenariat organisé par Paris plages avec la ville israélienne est critiqué par quelques élus et déchaîne l'indignation des internautes…

L.C. avec AFP

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L'opération Paris plages a débuté le 20 juillet 2015 dans la capitale française.
L'opération Paris plages a débuté le 20 juillet 2015 dans la capitale française. — Michel Euler/AP/SIPA

Jeudi 13 août, les berges de la Seine prendront durant 24 heures de faux airs de plage de Tel-Aviv, dans le cadre du rendez-vous estival Paris plages organisé chaque année dans la capitale française. Ce partenariat entre Paris et la ville côtière israélienne fait des vagues sur les réseaux sociaux, tandis qu’élus et personnalités politiques prennent position. 

Le premier adjoint de la mairie de Paris Bruno Julliard a réagi ce dimanche, appelant notamment à ne pas faire « l’amalgame entre la politique brutale du gouvernement israélien et Tel Aviv, ville progressiste ». Un responsable a déclaré ce dimanche au journal Le Parisien que «la ville n'envisage pas d'annuler cet événement uniquement festif et culturel».

Sur Twitter, le mot-clé #TelAvivSurSeine est très relayé

De nombreux internautes critiquent cette initiative, décidée en mai dernier, qui met à l’honneur la capitale économique d’Israël, alors que l’Etat a été touché par de tragiques événements ces derniers jours. Un bébé palestinien et son père ont perdu la vie dans un incendie criminel déclenché le 31 juillet dernier en Cisjordanie par des colons extrémistes. Les internautes expriment leur colère sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter où le mot-clé #TelAvivSurSeine est très relayé ce week-end - plus de 15.000 fois (selon l’outil Topsy) - donnant parfois lieu à des commentaires très agressifs ou antisémites. Le mot-clé Tel-Aviv figure parmi les hashtags les plus populaires en France ce dimanche.

 

Plusieurs élus parisiens ont désapprouvé le projet Tel-Aviv-sur-Seine. La conseillère de Paris Danielle Simonnet (Parti de Gauche) a dénoncé samedi « l’indécence » d’organiser une journée « Tel Aviv sur Seine » et demandé au maire de Paris de revoir la programmation. « Le cynisme de l’organisation d’une telle journée dans le cadre de Paris Plages atteint les sommets de l’indécence », affirme-t-elle dans un communiqué.

Le premier adjoint de la mairie refuse les «amalgames»

« Nous refusons les amalgames entre la politique de colonisation brutale du gouvernement israélien et la ville de Tel Aviv qui est une ville progressiste, symbole de paix et de tolérance », répond ce dimanche le premier adjoint de la mairie de Paris Bruno Julliard. « Ceux qui refusent ce partenariat sont les mêmes qui appellent au boycott global d’Israël. Nous, nous ne voulons pas punir une population et des villes qui œuvrent pour la paix », a-t-il expliqué en faisant « la distinction entre un Etat, sa politique, son gouvernement et de l’autre côté des villes progressistes et leurs maires en opposition avec cette politique ».

 

« La population n’a pas à être punie pour la politique colonisatrice de son gouvernement », a-t-il insisté. Pour la mairie de Paris, « le plus efficace est de soutenir et mettre en avant ceux qui œuvrent pour la paix ». Il a également précisé que la ville de Paris a aussi « un partenariat très important et efficace avec Bethléem dans le domaine de la gestion des eaux ».