Paris: Une centaine de migrants occupent le local de Ni putes ni soumises

SOCIETE Les migrants, en majorité des Afghans, stationnent dans l'entrée et devant les locaux de la Maison de la mixité, rue des Rigoles...

20 Minutes avec AFP

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Carte rue des Rigoles
Carte rue des Rigoles — Capture d'écran

Une centaine de migrants ont investi jeudi les locaux de l’association féministe Ni putes, ni soumises (NPNS) situé dans l’est de Paris, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les migrants, en majorité des Afghans, stationnent dans l’entrée et devant les locaux de la Maison de la mixité, rue des Rigoles, qui héberge NPNS, dans le XXe arrondissement. Selon une riveraine, ils sont arrivés vers 11 heures, dans le calme.

« Et là, on les voit débarquer d’un coup »

Une réunion entre représentants de l’association et les migrants était en cours en début d’après-midi, alors qu’aucune présence policière n’était visible aux alentours.

Mercredi, un campement de 240 migrants, essentiellement Érythréens et Soudanais, a été évacué dans le calme rue Pajol dans le nord de Paris.

« Ce qui m’étonne, c’est que les médias ont annoncé qu’ils avaient relogé tout le monde et là, on les voit débarquer d’un coup », a commenté la présidente de NPNS, Linda Fali.

« On va appeler la mairie de Paris qui s’était engagée à leur fournir une solution durable d’hébergement et s’ils ne prennent pas leurs responsabilités, on contactera les ministères concernés », a-t-elle ajouté.

« Un lieu permettant d’accueillir tous les migrants »

Lyes Louffok, ancien membre de NPNS, a expliqué à l’AFP avoir « proposé hier soir (mercredi) en assemblée générale aux migrants qui ont refusé les propositions de relogement des autorités de venir ici ».

« Ce que nous voulons, c’est que la mairie de Paris fournisse un lieu permettant d’accueillir tous les migrants de manière pérenne, au lieu de les disperser à travers l’Ile-de-France », a-t-il ajouté.

Depuis début juin, les évacuations de campements de migrants se multiplient dans le nord de Paris, avec des propositions de relogement pour les clandestins, le temps d’examiner leur demande d’asile. Mais de nouveaux arrivants se réinstallent souvent dans la foulée dans les sites évacués.

Beaucoup de migrants, arrivés par bateau en Italie depuis la Libye, souhaitent rejoindre le Royaume-Uni, et Paris constitue une étape vers la région de Calais, où plus de 3.000 migrants, essentiellement Érythréens, Éthiopiens, Soudanais et Afghans, vivent dans des bidonvilles.