La Ville veut aussi mettre les voitures en partage

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La voiture suce la roue du vélo. Alors que Paris s'apprête à accueillir, le 15 juillet, quelque 10 000 vélos en libre-service via le nouveau service Vélib', Bertrand Delanoë a annoncé vendredi qu'il souhaitait favoriser, d'ici à la fin de l'année, un système analogue concernant la voiture. Il s'agirait de mettre en place un parc de voitures en libre-service, disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 via un abonnement mensuel, dans différentes stations de la capitale. La cible visée : le Parisien qui n'a besoin d'une voiture que quelques heures par mois, pour un rendez-vous d'affaires, une course ou une sortie nocturne, par exemple. Principale différence avec Vélib' : la voiture devra forcément être redéposée dans le parc où elle a été empruntée. Ce système serait confié à plusieurs sociétés privées.

En fait, il s'agit de développer le système d'autopartage qui existe déjà dans la capitale depuis 1999, via la société Caisse commune. Si, à l'époque, il s'agissait d'un véritable pari, le marché de la voiture partagée semble devenir porteur. Caisse commune a en effet lancé au début de l'année ses premières stations sur la chaussée, alors qu'elles étaient jusqu'alors confinées aux parkings souterrains, tandis que les deux sociétés Avis et Vinci Park se sont associées pour créer une société d'autopartage, qui devrait proposer ses premiers véhicules dans Paris ces prochains jours. Les deux entreprises visent 35 000 à 40 000 abonnés dans les trois ans. Il existe à ce jour 3 500 abonnés à l'autopartage en France, dont 2 000 à Paris.

électriques Le maire de Paris a annoncé qu'il désirait que les voitures mises à disposition des Parisiens soient non polluantes. Mais pas électriques, ou en tout cas pas uniquement, « car ce n'est pas tout à fait au point ». En fait, le parc serait simplement composé de véhicules répondant aux normes européennes.