Paris: La brasserie américaine «Brooklyn Brewery» prévoit d’ouvrir un bar en 2017 dans la capitale

RESTAURATION La célèbre bière artisanale américaine continue de s’imposer à Paris. Actuellement, la France est le troisième marché européen de la marque…

Romain Lescurieux
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La micro-brasserie «Brooklyn Brewery» dans le quartier Williamsburg à New-York
La micro-brasserie «Brooklyn Brewery» dans le quartier Williamsburg à New-York — SIPA PRESS

Le vent de la hype américaine souffle sur Paris. Après s’être imposée dans de nombreux bars, caves à bières, réseaux spécialisés et certains restaurants – principalement dans nord et l’est de la capitale depuis plus de trois ans - la bière artisanale Brooklyn Lager et ses petites sœurs (Brown Ale, East India Pale Ale, Pilsner, etc) vont continuer de s’immiscer sur les comptoirs et tables boisées parisiennes. Mais prochainement sous leur propre enseigne estampillée d’un gros B stylisé.

Paris, nouvelle place forte de la bière artisanale et des micro-brasseries?

« Un beer garden mêlant bar et restaurant »

En effet, la micro-brasserie new-yorkaise « Brooklyn Brewery » prévoit d’ouvrir un bar en 2017 dans la capitale. Ou plutôt « un beer garden mêlant bar et restaurant dans une ambiance qui fait revivre Willamsburg [le quartier d’origine] à Paris », annonce à 20 Minutes Nicolas Millet, qui s’occupe de la direction de la marque américaine en France, avec son entreprise, House of Beer.

Car l’hexagone est une cible importante dans la stratégie du groupe américain et a très vite été assimilé à un véritable défi. « Les Français ne connaissaient que la Bud », indique Nicolas Millet. « C’est un pari osé pour Brooklyn dans une France qui préfère le vin rouge […] et qui est le deuxième pays européen qui consomme le moins de bière après l’Italie » écrivait le New-York Times, lors d’une opération séduction de Brooklyn Brewery dans la capitale. C’était il y a deux ans.

La France : Le troisième marché européen de la marque

« On a commencé à importer de la Brooklyn début 2013 », explique Nicolas Millet, qui est avec son entreprise, le seul à faire le lien entre Brooklyn Brewery et les grossistes français qui revendent ensuite la boisson dans les points de restauration. « Cette marque, c’est le Saint-Graal de la bière artisanale américaine […] qui s’est implantée grâce aux bouches à oreilles, loin de la grande distribution », affiche-t-il fièrement. Mais aussi en tant que porte-drapeau du mouvement des micro-brasseries et des bières locales qui connaît un vrai écho en France depuis quelque temps.

Car avec la mode des food-trucks, de l’économie locale, des burgers à la sauce parisienne et de la Brasserie Barbès - où la Brooklyn Lager est servie à 7 euros les 35,5 cl- cette bière a vite su trouver un public parisien aux penchants hispter sur fond de gentrification. « Au début, nous importions un container de bouteilles (140 hectolitres) et de fûts (250 hectolitres) tous les deux mois. Aujourd’hui, c’est un container tous les 10 jours pour les bouteilles et tous les 15 jours pour les fûts », détaille-t-il. Ce qui fait de la France le troisième marché européen de la marque après la Suède et La Grande-Bretagne. Mais le « concept bar » pourrait renforcer cette force de frappe. Encore à un détail près : la localisation.

« Nous n’avons pas encore finalisé les recherches, mais l’idée serait d’ouvrir ce beer garden sur un roof-top ou dans un endroit industriel », affirme-t-il, sans donner plus de détails pour le moment. Mais une chose est certaine, la mousse brasse de l’argent. Si le chiffre d’affaires de Brooklyn Brewery reste « confidentiel », mentionne Nicolas Millet, son entreprise House of Beer fait 100 % de croissance par an depuis 2013 avec un dernier chiffre d’affaires de 15 millions d’euros.