Les nuits de Paris de plus en plus courtes

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La fête et Paris font-ils bon ménage? Le Batofar, une péniche électro amarrée quai François-Mauriac (13e) reprendra son activité ce soir après deux semaines de fermeture administrative. Le Pulp, temple des nuits lesbiennes, baissera définitivement le rideau samedi soir (lire ci-contre). Et le Triptyque est à deux doigts de mettre la clé sous la porte.

Chez Technopol, une association de défense des musiques électroniques, Christophe Vix, le président, doute un peu depuis ces récents événements. « On est en train de perdre tous nos lieux alternatifs. Il est de plus en plus difficile d'exploiter un club. » Et le couperet tombe : « Paris devient ringard par rapport à d'autres capitales. Peu d'étrangers viennent chez nous faire la fête, et les Parisiens qui aiment le son vont à l'étranger. » A Londres, Barcelone, Bruxelles, Berlin, plus pointus et moins guindés. « Il faut dire que là-bas, c'est mieux organisé. Amsterdam s'est même dotée d'un maire de nuit ! », enrage Christophe Vix. Ami Sarr, responsable du Batofar, craint de son côté que « Paris ne s'endorme, car il n'y a jamais eu autant de fermetures de lieux musicaux nocturnes ».

A la Mairie de Paris, où l'on a créé un observatoire des lieux de diffusion musicale en 2002, on assure tout faire pour préserver la fête. Mais Christophe Girard, adjoint (PS) chargé de la Culture, constate que « le climat général a changé. Les manifestations décalées ne sont plus les bienvenues. Les gens ne veulent pas de bruit. » Chez Technopol, où l'on fait le même constat, on parle de créer « un pôle festif extérieur, séparé des habitations, où l'on ne dérangerait personne ».

Alors, quel est le problème du clubbing à la française selon vous? Donnez-nous votre avis, ci-dessous...