Des clubs jugés trop bruyants et à la santé financière fragile

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Les sanctions prises à l'encontre des établissements de nuit parisiens se seraient durcies depuis le début de l'année, selon l'observatoire des lieux culturels de nuit de la Ville. Ce soir, le Batofar rouvrira ses portes après deux semaines de fermeture administrative pour une histoire de stupéfiants à l'extérieur du club. Soit « 50 000 € de pertes », chiffre Ami Sarr, responsable du lieu. En février, la Maroquinerie (20e arrondissement) avait dû fermer trois jours après une émeute à la sortie d'un concert.

Christophe Girard, adjoint (PS) chargé de la Culture, estime qu'il est « plus difficile de négocier avec la préfecture de police depuis janvier » et raconte qu'il a dû traiter le cas du Nouveau Casino, du Glaz'Art, du Divan du monde ou du Café de la Danse, des temples de la capitale, accusés d'être trop bruyants.

Autre sujet d'inquiétude pour les clubs : leur équilibre financier semble fragile. Le Triptyque, une scène qui avait ouvert rue Montmartre en 2003, est au bord de la liquidation judiciaire. « Le projet perd énormément d'argent. C'est très difficile de tenir ce genre de lieu lorsque l'on n'est pas du métier », explique Guillaume Descamps, chargé de mission à la direction de la Culture de la Ville de Paris. Pour lui, les novices dans le métier n'ont aucune chance : « La Flèche d'Or (20e), aujourd'hui bondée, avait connu le même type de mésaventure avant l'arrivée de son programmateur actuel. Il a trouvé le bon concept et ça marche du tonnerre de Dieu. »