L'UMP espère ravir la 17e circonscription

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Ce pourrait être la circonscription surprise. En tout cas, Brigitte Kuster (UMP) « y croit ». Et face à elle, Annick Lepetit (députée sortante PS) se dit « préoccupée ». Au premier tour, dans cette 17e circonscription qui comprend une partie des 17e et 18e arrondissements, la candidate UMP est arrivée en tête dimanche dernier avec 36,48 % des suffrages, contre 35,11 pour sa rivale socialiste. « C'est une surprise vu que Ségolène Royal a devancé Nicolas Sarkozy de 11 points lors de la présidentielle, analyse Brigitte Kuster. On s'était alors dit que la circonscription s'ancrait à gauche, avec l'installation de nouvelles familles avec enfants remplaçant des personnes âgées. »

Dès 2002, Françoise de Panafieu avait senti le vent du boulet, et choisi de s'exiler dans la 16e circonscription, où la droite ne tremble jamais. Bien lui en avait pris : Annick Lepetit et la gauche l'avaient emporté pour la première fois dans la 17e, avec... 156 voix d'avance. Les résultats de dimanche dernier constituent donc une demi-surprise. « La dynamique nationale est de notre côté et notre travail de terrain a porté ses fruits », veut croire Brigitte Kuster.

Annick Lepetit dispose toutefois de réserves plus importantes à gauche que sa rivale, avec les voix des Verts et de l'extrême gauche. « Sans compter les bureaux de vote de gauche qui se sont peu mobilisés au premier tour », décrypte Lepetit. Restent les fameuses voix du MoDem (11,88 %), particulièrement présentes du côté des Batignolles. Sa candidate, Christelle de Cremiers, n'a pas donné de consigne de vote pour le second tour. Contrairement à son suppléant, Karl Berkenal, issu de la société civile, qui a choisi hier de soutenir Kuster, dans une de ces gymnastiques électorales dont le Mouvement démocrate a le secret.